Le Sud algérien sur la liste noire

Le ministère britannique des Affaires étrangères a déconseillé à ses ressortissants de "voyager en toutes circonstances dans les régions du sud-est algérien jusqu’à nouvel ordre", rapporte mercredi la presse algérienne, citant un communiqué rendu public lundi à Londres.
Le communiqué britannique, qui intervient quelques jours seulement après la visite du ministre délégué britannique aux Affaires étrangères en Algérie, rappelle, selon la même source, l’épisode des touristes européens enlevés dans le sud algérien en février 2004, en estimant que "le danger du terrorisme est toujours présent en Algérie qui fait face à un sérieux problème sécuritaire interne". Les ressortissants britanniques, qui se rendent malgré tout en Algérie, sont invités à ne pas emprunter, dans leurs déplacements à l’intérieur de ce pays, les voies terrestres dans les régions du nord du pays, pour ne pas s’exposer à d’éventuelles attaques terroristes, ajoute la presse algérienne. Ces consignes tiennent également compte de la recrudescence de la criminalité, notamment les agressions et les vols.
Commentant ces mises en garde, un journal algérien a estimé que le terrorisme que craignent les Britanniques en Algérie, n’aurait jamais dû se poursuivre dans ce pays, si les officiels anglais n’avaient pas fait de leur pays depuis quinze ans, "un sanctuaire pour les activistes intégristes du monde musulman, notamment algériens qui commanditaient les massacres contre les Algériens".
"Si aujourd’hui, le Foreign Office continue de cultiver le sentiment de peur chez ses ressortissants qui se rendent pour des affaires ou pour le tourisme en Algérie, écrit Le Citoyen, qu’est-ce qui empêche les Algériens de faire de même à l’égard de la sécurité en Grande-Bretagne, où se réfugient les criminels les plus recherchés du monde ?" Son confrère, Le Quotidien d’Algérie a considéré, citant des diplomates britanniques à Alger, que ces consignes datent d’un mois et que le nouvel ambassadeur, qui vient de prendre ses fonctions dans la capitale algérienne, projetait de rectifier ces consignes.
L’ambassade de Grande-Bretagne en Algérie, rappelle-t-on, a été transférée dans un hôtel de la capitale, à la suite du refus des autorités algériennes de modifier le tracé d’une trémie, sur les hauteurs d’Alger, qui passait au pied de la chancellerie britannique. Cette dernière y voyait une source de menace potentielle et de danger, en cas d’attentat terroriste contre l’ambassade de Grande-Bretagne.

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