Le système financier marocain résiste à la crise mondiale

«Les atouts intrinsèques du système financier marocain ont fait que ce système a pu résister à la crise financière qui ébranle les différentes places financières internationales», a affirmé Khalid Nasr, vice-président de BMCE Capital, lors d’une conférence-débat organisée, jeudi 9 avril au siège du groupe ESG, à Casablanca. Organisée en partenariat avec le Cercle des jeunes économistes, la conférence a été tenue sous le thème «Le système financier marocain face à la crise : quelle situation».  
«Le système productif marocain est de plus en plus intégré au système européen tant à travers la délocalisation qu’à travers le renforcement des exportations marocaines vers la demande européenne. L’on est en droit de se demander, quel est l’impact de la crise sur notre système financier», s’interroge Jamal Eddine Tebbaa, directeur général du Groupe ESG Maroc. La réponse à cette question a été apportée par Khalid Nasr dans le cadre de son intervention sur les effets de la crise sur le système financier au Maroc. «Pour nous, les professionnels, on peut affirmer aujourd’hui que le système financier marocain a été épargné par la crise financière. Notre système de régulation fonctionne très bien notamment à travers les autorités de tutelle à savoir Bank Al-Maghrib, le CDVM considéré comme le gendarme de la Bourse, l’Office des changes qui contrôle les flux entrants et sortants et le trésor. En plus, les normes en vigueur au Maroc correspondent aux standards internationaux», a précisé M. Nasr. Pour le vice-président de BMCE Capital, même la baisse qu’a connu récemment la Bourse de Casablanca n’est pas dû directement à la crise. «La baisse qu’a connue la Bourse de Casablanca après le déclenchement de la crise n’est nullement due à la crise mais surtout à deux facteurs principaux. Le premier se rapporte à l’effet psychologique. La Bourse de Casablanca a vu les Bourses des Etats étrangers enregistrer des baisses, il n’y a pas de raison que ça ne baisse pas au Maroc. Deuxième facteur, chacun sait que les investissements étrangers au Maroc représentent un taux considérable. Le réflexe tout à fait logique d’un investisseur étranger qui se voit perdre de l’argent, en France par exemple, est de recouvrir ses avoirs à l’étranger afin de compenser ses pertes», a expliqué M. Nasr.
Par ailleurs, M. Nasr a affirmé que si le système financier marocain a pu résister à la crise financière internationale il n’en est pas de même pour l’économie réelle. «Les retombées de la crise économique mondiale se font déjà ressentir sur les secteurs du tourisme et du textile ce qui est de nature à porter atteinte, dans l’avenir, au système financier, jusqu’à présent épargné par la crise», a-t-il conclu.

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