Le Technopark appelle au secours

La tension monte au sein du Technopark de Casablanca. Des problèmes liés à la gestion, à l’organisation et au fonctionnement y prennent de l’ampleur. Certaines sociétés qui y siègent envisageaient même d’organiser un sit-in durant la semaine dernière, en signe de protestation contre le non-respect patent des clauses du contrat les liant à la société de gestion, MITC en l’occurrence.
Cette société fut initialement créée dans le cadre de la stratégie nationale E-Maroc. Son rôle se fixait d ès lors à contribuer au développement des NTI au Maroc à travers une série d’encouragement et de privilèges qu’elle était censée apporter aux jeunes pousses. . « MITC promettait de nous procurer le soutien nécessaire à l’exercice de notre fonction au quotidien, de nous accompagner dans notre expérience de start-up et de contribuer à la création de synergies entre les différentes sociétés qui ont choisi de s’installer dans son siège», lance sur un ton découragé un jeune promoteur.
La réussite de l’expérience de la Technopole de Casablanca acquiert par ailleurs une importance de taille. Car elle en conditionne d’autres. Il presse d’y mettre les pendules à l’heure avant d’amorcer de nouvelles expériences, allusion faite à la technopole de Bouznika en l’occurrence. Ce qui se produit au fil des jours ne ressemble par ailleurs en rien à ce qui est déclaré dans les discours. Des problèmes de fonctionnement surgissent. Pannes de téléphone, problèmes de restauration, d’hygiène et nettoyage, de gardiennage, d’éclairage… font partie du plat servi quotidiennement.
Le problème de connexion Internent se pose par ailleurs en premier lieu. Supposés profiter d’une ligne spécialisée (L.S) à 2Mo, les sociétés utilisatrices se trouvent confrontées à un retard pénalisant dans la transmission des messages et documents via Internent et à des pannes récurrentes. «Une meilleure exploitation de cette liaison qui est partagée dynamiquement, un filtrage par routeur des protocoles utilisés peut être utile puis une augmentation du débit global, si cela s’avère nécessaire peut être envisagée», a lancé Ahmed Battas, président du directoire du MITC. La ligne en question coûte, selon ses dires, presque 89.000Dh par mois. «Nous avons adressé au président du Directoire de Maroc Télécom une demande de révision du prix car MITC n’utilise pas cette liaison dans un but commercial, mais comme un moyen de travail indispensable», a-t-il ajouté lors d’une réunion, tenue la semaine dernière, avec les sociétés du Technopark. Ce sont en effet une quinzaine de dirigeants d’entreprises basées au Technopark qui y ont été conviés. Durant cette réunion, une série de problème a été discutée, notamment ceux concernant les prestations de service au sein du Technopark.
Dans ces circonstances, l’idée de créer un club qui incarnera le rôle d’un porte-parole des sociétés du Technopark avec le patronat et le gouvernement revient en force. Trébuchant pendant longtemps de peur d’en profiter pour des fins électorales, le projet verra le jour dans les semaines qui viennent.

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