Le volume de la collecte en chute de 79%

La collecte des céréales est en dégringolade. À l’issue de la deuxième quinzaine du mois d’avril 2008, celle-ci est en repli de  69% comparativement à la moyenne quinquennale et en recul de 79% par rapport à l’année précédente. Selon l’Office national des céréales et légumineuses, la collecte des céréales, ayant porté sur un volume de 72 mille quintaux durant la période citée, dominés par le blé tendre, est néanmoins en appréciation de 33% comparé au volume collecté en 2000, qui est une année de sécheresse comparable.
Ceci étant, le cumul de la collecte a atteint près de 5,2 millions de quintaux au 30 avril dernier.
 Dans ce contexte, ce sont les commerçants qui constituent les plus grands intervenants sur le marché du blé tendre. Polarisant quelque 62% des parts dans le volume collecté. Arrivent ensuite les coopératives et les minoteries avec, respectivement, 1,4% et 36,6% des parts. Rappelons que lors de la campagne précédente, et sur la même période de comparaison, ces groupes d’opérateurs occupaient, successivement, 56%, 14% et 30% de la collecte. 
Par régions, celle de Fès-Boulemane est toujours privilégiée. Elle vient ainsi au premier rang avec 42% de la collecte globale du blé tendre, suivie des régions de Meknès-Tafilalet et de Gharb-Chrarda-Beni Hssen qui ont, de manière respective, affiché des parts de 12% et de 11%.
Sur un autre volet, les prix des céréales évoluent toujours crescendo, atteignant des sommets sous le coup des pressions des marchés internationaux. Durant les quinze derniers jours du mois d’avril, l’ONICL souligne que «les prix moyens d’achat du blé tendre par les organismes de collecte sont fortement soutenus et s’élèvent, en moyenne, à 282 dirhams par quintal».
Selon que l’opérateur sur le marché est un commerçant ou un minotier, les intervalles de prix, en moyenne sont de 295 dirhams le quintal pour la première catégorie, alors qu’ils  s’établissent à 269 dirhams le quintal dans le second groupe d’opérateurs.
Quant au blé dur, toujours une denrée faible dans les quantités collectées par les organismes stockeurs, il est commercialisé moyennant un prix moyen « déclaré » avoisinant les 630 dirhams pour le quintal.
Pour les second mode de commercialisation, c’est-à-dire via les souks ruraux et les halles au grains, les cours ne sont pas moindres. L’ONICL relève une montée en flèche des prix comparativement à ceux de la campagne précédente à la même date.
Par exemple, alors que le blé tendre, sur ce marché, était dans une fourchette de prix de 270-350 dirhams le quintal en 2006, ce prix a grimpé à une intervalle de 254 – 300 dirhams le quintal en 2007.
Citons également le cas  de l’orge dont le prix est passé d’une fourchette de 249-308 dirhams le quintal, à une autre sphère où il était commercialisé entre 352 – 377 dirhams le quintal.
Une quinzaine de jours auparavant, l’ONICL mettait en relief également l’évolution des importations des céréales. En effet, au 15 avril dernier, ces importations avaient porté sur près de 61,4 millions de quintaux, en hausse de 119% par rapport à celui de la campagne précédente à la même date.
 


Très chères légumineuses..


Flambée générale sur les légumineuses. Les seules épargnés sont les pois chiches. L’essentiel de la nourriture des Marocains dans les temps de disette continue dans une ascension vertigineuse. Pour la récolte 2007 et comparativement à sa précédente, les fèves se vendent entre 450 et 550 dirhams le quintal , contre une fourchette de prix de 370 – 484 dirhams auparavant. Sur la même période de comparaison, les lentilles sont passées d’une intervalle de 550 – 870 dirhams le quintal à une autre de 750 – 1050 dirhams le quintal.
Les haricots, eux, ne sont pas laissés pour compte dans cette flambée. Les cours se situaient  entre 975 et 1100 dirhams le quintal, en 2006, pour monter au cap des 800 – 1300 dirhams le quintal

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