L’économie mondiale ne replongera pas en récession

L’économie mondiale ne replongera pas en récession

L’économie mondiale connaît un ralentissement mais il n’y a pas de menace d’un retour de la récession dans les pays riches, à l’exception du Japon, a déclaré mardi le secrétaire général de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Les gouvernements des pays développés doivent trouver un équilibre entre les mesures nécessaires pour soutenir la reprise et l’assainissement des finances car il est difficile de dire aujourd’hui si le fléchissement actuellement observé sera de courte durée ou durable. «Nous disons oui, il y a un ralentissement de la reprise, pas un retour de la récession, seulement un ralentissement de la reprise», a déclaré Angel Gurria dans une interview accordée à Reuters à Ankara où il a rencontré les autorités avant la publication d’un rapport sur la Turquie. «Non, pas au vu de notre analyse. Il faut mettre à part le Japon, car le Japon lutte contre la déflation depuis dix ans. C’est une situation différente mais mis à part cela, non. Nous n’anticipons pas de retour de la récession», a-t-il dit. Angel Gurria a souligné que les marchés financiers montraient des signes de normalisation tout en appelant les gouvernements à rester vigilants face à la fragilité de la reprise. «Les ménages ne sont toujours pas pleinement confiants concernant l’avenir. Il y a toujours 50 millions de personnes sans emploi dans les pays de l’OCDE», a-t-il expliqué. Il prévoit un ralentissement de la croissance en Allemagne au troisième trimestre après la hausse de 2,2% du produit intérieur brut (PIB) enregistrée au deuxième trimestre. «Le deuxième trimestre de l’Allemagne est plutôt bon mais elle va ralentir au troisième trimestre comme tout le monde», a-t-il expliqué, en évoquant la dépendance de l’économie allemande aux exportations et à l’environnement économique extérieur. Le secrétaire général de l’OCDE a par ailleurs estimé que les nouvelles règles de solvabilité des banques annoncées dimanche par le Comité de Bâle constituaient tout à la fois une étape importante et le début d’un processus. Elles obligeront notamment les banques à détenir des fonds propres de qualité la plus élevée représentant 7% de leurs actifs à risque, soit plus du triple du seuil actuel. «Il s’agit avant tout des fonds propres. La clef ce sont les fonds propres, les fonds propres, les fonds propres», a-t-il dit. «Cela vaut le coup de renforcer les fonds propres des banques, même au risque d’un impact marginal sur la croissance, car cela profite à l’ensemble du système», a-t-il ajouté.

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