L’économie nationale devrait atteindre une croissance de 0,8% au 4ème trimestre: Ce que prévoit le HCP

L’économie nationale devrait atteindre une croissance de 0,8% au 4ème trimestre: Ce que prévoit le HCP

Le 3ème trimestre de l’année a été marqué par une progression de 1% de l’économie nationale contre 0,5% un trimestre auparavant. Selon le HCP, cette modeste hausse aurait été tirée par le redressement des activités tertiaires, après une sensible décélération au 2ème trimestre.

Le ralentissement de la croissance économique se poursuivra aux trois derniers mois de l’année. C’est à quoi s’attend le Haut- Commissariat au Plan au titre du quatrième trimestre 2016. Cette décélération se produirait sous l’effet d’une régression de 12,4% de la valeur ajoutée agricole. Au quatrième trimestre, l’économie nationale devrait réaliser une croissance de 0,8%  contre 5,1% l’année précédente. Le département d’Ahmed Lahlimi prévoit, dans ce sens, une production moins favorable des cultures automnales particulièrement les agrumes et les primeurs. Ceci est justifié par le déficit pluviométrique qu’a connu le Maroc durant l’année ainsi que les températures au-dessus de la normale ayant marqué la phase de floraison. De même, les activités d’élevage s’inscriraient également  en ralentissement, et ce dans un contexte de renchérissement des aliments de bétail.

Les prévisions du Haut-Commissariat au plan portent également sur la poursuite de la modération des prix des matières premières. Le Haut-Commissariat au Plan prévoit également une amélioration des échanges extérieurs ainsi qu’une progression de 2,6% de la demande mondiale adressée au Maroc. Bien qu’elle soit modérée, cette amélioration profiterait à des secteurs industriels dont l’automobile et l’aéronautique. La valeur ajoutée industrielle grimperait, selon le Haut-Commissariat au Plan, de 2,1%. Les activités minières croîtraient modérément, et ce en raison d’une demande extérieure peu favorable. Les services, pour leur part, afficheraient un rythme de croissance soutenue, contribuant pour presque plus de la moitié à la croissance économique hors agricole. La valeur ajoutée hors agriculture devrait s’améliorer de 2% d’ici fin décembre  favorisant ainsi une hausse de 0,8% du PIB global contre 5,1% une année auparavant.

Rappelons que le troisième trimestre de l’année a été marqué par une progression de 1% de l’économie nationale contre 0,5% un trimestre auparavant. «Cette modeste hausse aurait été principalement tirée par le redressement des activités tertiaires, après une sensible décélération au deuxième trimestre», relève-t-on de la note de conjoncture du Haut-Commissariat au Plan. Le secteur agricole aurait affiché, au troisième trimestre, un repli de 11,1%. Le troisième trimestre a connu en revanche une légère amélioration de la demande intérieure privée. Les dépenses de consommation des ménages ont grimpé de 2,4% contre 2,2% un trimestre auparavant. Cette hausse résulte de l’amélioration de 4,2% des transferts des MRE et un accroissement de 6,8% de l’encours des crédits à la consommation.

Une ventilation positive a également été constatée au niveau de l’investissement productif. Selon le Haut-Commissariat, il aurait augmenté de 4,2% contre 3,9% trois mois auparavant.

«Cette évolution serait particulièrement attribuable au raffermissement de l’investissement en produits industriels, dans un contexte de renforcement des importations de biens d’équipement et d’une progression de 4,4% du flux des crédits accordés à l’équipement», explique le Haut-Commissariat au Plan. Et de poursuivre que  «l‘investissement en construction aurait légèrement ralenti, en ligne avec la poursuite du reflux de l’encours des crédits destinés aux promoteurs immobiliers».

S’agissant du marché des actions, le Haut-Commissariat au Plan confirme son ascension au troisième trimestre. Les principaux indices de la place ont marqué une rupture avec la tendance du début de l’année. Le Masi et le Madex auraient progressé de 10 et 10,3%, en glissement annuel, après des replis de 0,8 et 0,9%, un trimestre auparavant. La capitalisation boursière est passée d’un repli de 2% à une augmentation de 10,7%, entre les deux trimestres précédents.

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