L’écoute engagée du coach

J’expérimente depuis 10 ans le rôle de coach. Dans ce domaine, d’après moi, l’écoute est la qualité la plus importante, bien qu’elle soit souvent la plus négligée. Laissez-moi vous expliquer. Selon mon expérience, la plupart des personnes qui sollicitent du « coaching » s’attendent à ce qu’on leur « dise quoi faire ». N’est-ce pas ce qu’on attend d’un coach dans le monde des sports? La plupart d’entre nous avons appris que l’aide prend souvent la forme de conseils ou de suggestions, ou encore d’expériences partagées. Et tout cela est effectivement utile s’il s’agit de réparer quelque chose ou de régler un problème particulier. Mais, en réalité, la plupart des problèmes sont d’ordre humain, et rares sont les personnes qui ont envie qu’on les « répare ». D’où le dilemme : répondre aux attentes ou répondre aux besoins? Heureusement, le type de coaching qui est décrit ici, et ailleurs sur le site, offre une approche différente – et surtout utile pour ceux qui veulent un vrai changement. Dès que j’entreprends une relation de coaching, je précise que ma contribution principale est mon écoute engagée. Voyons ce que cela signifie.
Premièrement, avec une telle approche, celui qui est coaché n’est plus un sujet passif mais un acteur pleinement actif et responsable. Dès le début, il sait qu’il tient les rênes et qu’il devra aller au bout de ses propres choix. De plus, étant donné que personne ne le pousse à changer, il n’oppose guère de résistance.
Le deuxième aspect, c’est mon engagement en tant que coach. Par une écoute engagée, je me concentre entièrement sur les engagements du coaché.
Autrement dit, je me fais le gardien de ses engagements. Le potentiel de cette personne me devient accessible en quelque sorte. Lorsque je tiens ma petite-fille dans mes bras, je porte non seulement celle qu’elle est aujourd’hui, mais aussi la personne qu’elle va devenir. La relation est la même en coaching. Comme coach, je dois être prêt à prendre ce genre d’engagement. Par contre, quand je ne décèle pas chez une personne un potentiel plus grand que celui qu’elle entrevoit elle-même, je ne peux pas lui servir de coach.
Le dernier aspect, c’est l’écoute. En tant que coach, il faut être à l’écoute des paroles mais aussi des silences. J’écoute ce que raconte la personne que je coache pour saisir dans ses opinions et ses expériences ce qui l’empêche peut-être d’atteindre ses objectifs. J’écoute aussi ses demandes et ses promesses pour déceler des indices d’action. Et je suis à l’écoute des déclarations et des « peut-être » par lesquels les coachés se créent et se recréent. En somme, l’écoute engagée est essentielle à toute relation de coaching – l’engagement à écouter le dit et le non-dit, non seulement avec l’oreille mais aussi avec la tête et le coeur. Bien sûr, cela n’est pas tout, mais si l’essentiel manque, le reste ne pèsera pas très lourd.

Source : www.leadership.qc.ca

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