L’effet crise des banlieues

Pour le PDG de Paris-Vision, la période s’annonce clairement mauvaise, en raison de l’image négative donnée de la France avec les événements dans les banlieues. Le directeur général d’Odit-France, lui,  a toutefois estimé que sur Paris, la baisse de la clientèle qui vient de loin (Etats-Unis, Japon, Chine), sera remplacée par une clientèle plus proche , européenne ou française.
Le DG d’Expedia et de et de Anyway a rappelé que dès la semaine qui a suivi le début des émeutes, l’impact a été fort: nous avons (constaté une baisse de réservations de 44% de la part des Etats-Unis, de 33% pour le Canada et de 27% pour le Royaume-Uni et l’Allemagne. Le retour à la normale est beaucoup moins rapide que pour les attentats de Londres où la chute des réservations avait été très rapide (-30%) mais la remontée aussi (+30%) dans les semaines qui ont suivi. C’est pour les fêtes de fin d’année que l’on pourra constater l’effet des émeutes sur le tourisme en France et notamment à Paris qui est la première destination des étrangers , a-t-il ajouté. Le ministre français délégué au Tourisme, Léon Bertrand, a récemment lancé une campagne de communication sur les marchés lointains, notant que les troubles des banlieues ont eu un impact immédiat très limité mais que les prévisions sont toutefois plus contrastées à court et moyen termes.
Selon le président du Comité régional du tourisme (CRT) de la région PACA (Provence-Alpes-Côte d’Azur), cet espace touristique du sud de la France a indiqué une progression significative cette année hors saison , évaluant la fréquentation journalière totale à 420.000 touristes, et estimé à 1,3 million le nombre de visiteurs attendus pour les vacances de fin d’année, dont 20% d’étrangers.

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