L’électricité se met au vert

L’électricité se met au vert

La réduction de gaz à effet de serre est une obligation juridique contenue dans les dispositions du protocole de Kyoto (PK). Pour s’acquitter de leurs obligations, les pays industrialisés disposent d’une série de mécanisme de flexibilité : JI, IET et MPD. Reste que l’accord n’est pas encore en vigueur du fait de l’abstention de la Russie, et du rejet des Etats-unis.
Risquant de prendre du retard pour sa mise en oeuvre, la volonté européenne de promouvoir des options d’atténuation des émissions de GES étant forte, d’autres mécanismes hors PK ont vu le jour. Il s’agit du système des certificats verts en vigueur depuis quelques années en Europe, et du schéma du commerce des émissions qui devra entrer en vigueur en 2005. La signature de ce mémorandum s’inscrit ainsi dans le cadre des obligations européennes à réduire les émissions des gaz à effet de serre par l’ouverture du marché carbone aux pays du Sud.
Le Maroc cherche en effet à se doter d’un mécanisme national de certificats verts. Pourquoi ? Le système de certificats verts tend à renforcer l’introduction des énergies renouvelables et les rendre compétitifs sur le marché européen de l’électricité. Techniquement, ce certificat contient au minimum des informations sur l’installation, sur la SER et sur la période à laquelle la quantité d’électricité mentionnée sur le certificat a été produite. Un tel système viserait à financer les surcoûts de l’électricité produites par les énergies renouvelables. Le prix de ce certificat est déterminé par l’offre et la demande.
La demande est introduite par l’obligation d’achat tandis que l’offre est déterminée par différents facteurs. Par ailleurs, si la consommation d’électricité renouvelable augmente, la consommation d’électricité produite par combustibles fossiles diminue. Ce qui entraîne la diminution des émissions de CO2. Pour le département de l’environnement, ce mémorandum vise « la reconnaissance des certificats verts à délivrer par les instances marocaines afin de permettre aux fournisseurs belges d’électricité (pour remplir leur quota en région de Bruxelles-Capitale) d’importer du Maroc des certificats verts dans le cadre de ce protocole de coopération ».
En effet, et dans de nombreux pays industrialisés, en marge de la libéralisation du marché de l’électricité, un marché vert de l’électricité voit le jour. Via ce marché, des opérateurs électriques offrent aux consommateurs une production électrique partiellement ou totalement d’origine renouvelable contre un prix généralement supérieur. Le développement de ce marché a donné naissance aujourd’hui a des concepts tels que le « marketing vert ». Pour la mise en place effective de ce projet, un comité technique préparatoire associant le ministère de l’Energie et des Mines, et des opérateurs publics et privés oeuvrera à l’application des dispositions de ce mémorandum.

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