L’entrepreneuriat social : Un levier de croissance

L’entrepreneuriat social : Un levier de croissance

L’entrepreneuriat social est passé sous le microscope de la Fondation Attijariwafa bank. Thème principal de la huitième édition du cycle de conférences «Échanger pour mieux comprendre», l’entrepreneuriat social a été débattu par les invités de la Fondation sous sa dimension «Accélérateur de croissance et révélateur de talents : une opportunité pour le Maroc». La rencontre, qui s’est tenue jeudi 26 février à Casablanca, s’est donc penchée sur une thématique d’actualité et un secteur en plein bouillonnement.

Pourquoi l’entrepreneuriat social ?

«Ce modèle d’entrepreneuriat, d’un genre nouveau, connaît un succès grandissant, que ce soit dans les pays développés ou émergents. Et il est promis à un bel avenir dans notre pays. Au-delà de l’engouement dont il bénéficie actuellement à l’échelle planétaire au regard de ses performances, l’entrepreneuriat social s’inscrit parfaitement dans l’esprit même du projet de société tel qu’il a été tracé par Sa Majesté le Roi Mohammed VI», a souligné Omar Bounjou, administrateur directeur général d’Attijariwafa bank, à l’ouverture de la conférence. Et de poursuivre : «en organisant cette conférence-débat, la Fondation Attijariwafa bank entend d’abord rendre hommage à ces hommes et à ces femmes à la fois imaginatifs et entreprenants, et leur donner la parole pour nous expliquer les contours de l’entrepreneuriat social, ses exigences, les obstacles qui freinent son expansion, l’impact qu’il peut avoir sur la lutte contre les inégalités et le chômage, et plus globalement sur la création de richesses accessibles au plus grand nombre». Ainsi, rassemblant plus de 250 personnes, acteurs de la société civile, étudiants et patrons de PME, cette conférence a connu deux temps forts.

L’accès au financement : Principal frein

Un premier panel, dont la modération a été assurée par Amina Benamar, responsable du pôle éducation et soutien aux associations de la Fondation Attijariwafa bank, a réuni Abbad Al Andaloussi, président d’Injaz Al-Maghrib, Majid Kaissar El Ghaïb, président Enactus Maroc, Nadia Guerch, directrice de International Youth Foundation, Younes Al Jaouhari, président de Oléa Institute ainsi que Abderrahim Akesbi, directeur général adjoint de l’ANPME. Cette première partie a permis de mieux cerner le concept d’entreprise sociale et ses déclinaisons ainsi que les qualités requises pour être un entrepreneur social performant et innovant. Outre l’analyse des différences entre l’entreprise classique et l’entreprise sociale, les acteurs associatifs ont rappelé les obstacles qui freinent la démultiplication des projets et limitent leur impact sur la communauté. L’accès au financement au moment de la création de l’entreprise sociale a été évoqué comme l’un des facteurs bloquants à son expansion.

Ce premier panel a été clôturé par le témoignage de Perrine Boyer, représentante de SOS France au Maroc, une entreprise sociale ayant développé 5 cœurs de métiers (jeunesse, emploi, solidarité, santé et seniors) et est devenue en l’espace de 30 ans un groupe totalisant 350 établissements et 12.000 salariés.

La parole est aux entrepreneurs…

Pour sa part, le deuxième temps fort de cette rencontre a été conduit par Adnane Addioui, président du Centre d’innovation sociale de l’entrepreneuriat solidaire (CISE Maroc), l’un des acteurs les plus engagés en faveur de l’entreprise sociale au Maroc.
À ses côtés, étaient présents 4 jeunes porteurs de projets ayant bénéficié des programmes de Injaz Al Maghrib, de Enactus et CISE Maroc. Ils ont évoqué leur expérience et l’impact positif de ces programmes sur leur développement personnel et la perception de leur avenir professionnel. La soirée s’est clôturée par un témoignage de Lamia Bazir, qui a été récompensée par les Nations Unies et le Groupe MBC pour son entreprise sociale, «Empowering Women in the Atlas», créée en faveur d’un groupe de femmes du village Adghagh dans le Moyen Atlas, à 20 km d’Ifrane. À noter que Lamia Bazir figure parmi les 50 leaders émergents de l’Atlantique.

La place de l’entreprise sociale…

En gros, en organisant cette conférence- débat, la Fondation Attijariwafa bank a voulu rendre hommage aux acteurs de changement qui inculquent sur le terrain, des valeurs de citoyenneté et d’éthique et à la jeunesse marocaine porteuse d’innovation et de progrès. Les deux véhiculant l’image d’un Maroc créatif et volontariste. «La dynamique de progrès et de croissance inclusive ne peut qu’être encouragée et soutenue par le gouvernement de Sa Majesté le Roi et par les chefs d’entreprises publiques et privées.

Je suis convaincu que l’entreprise classique et l’entreprise sociale ont un avenir commun car elles peuvent grandir dans la synergie et la complémentarité. La valeur ajoutée créée par l’une n’exclut pas l’autre, bien au contraire, elles s’additionnent pour le bien de la communauté et le développement accéléré de notre pays», a conclu, pour sa part, Bounjou.
 

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