L’entreprise a opté pour la carte «jeunesse» : Reda El Haddaj nouveau DG d’Urbacom

L’entreprise a opté pour la carte «jeunesse» : Reda El Haddaj nouveau DG d’Urbacom

Le nouveau patron est un matheux, un financier qui veut insuffler une nouvelle dynamique dans le secteur de l’événementiel et l’organisation des salons.

Il est jeune, hyper diplômé et de surcroît a eu la chance de se faire les dents au sein de l’entreprise familiale. Du reste, il a fait le choix de ne travailler ni pour une multinationale ni pour une administration, que ce soit au Maroc ou à l’étranger où il a fait la grande partie de son parcours universitaire. Sa trajectoire universitaire est caractérisée par une boulimie d’apprentissage qu’il revendique sans complexe. Mais qui est donc ce jeune homme ? Il s agit de Reda El Haddaj, le tout fraîchement nommé directeur général de Urbacom, une PME familiale spécialisée dans l’événementiel et l’organisation des salons. Urbacom est fondée et dirigée par Bouchra Kadiri, qui a fait le choix de confier les rênes de l’entreprise à son fils.

On serait tenté de conclure vite et dire qu’il s’agit d’une affaire familiale; une PME qui change juste de tête, en restant dans le giron familial. En y regardant de plus près, force est de constater qu’il ne s’agit pas d’un simple changement de direction à l’intérieur d’une famille, mais le nouvel arrivant a plus d’une corde à son arc.
A commencer par le parcours de Reda El Haddaj. Natif de Casablanca, il a vu le jour le 6 décembre 1989, au sein d’une famille de trois enfants. Il se décrit comme un enfant sage, mais très déterminé. Il se découvre précocement une tendance pour les maths. C’est tout naturellement qu’il choisit les sciences maths et obtient son Bac en 2007; il a alors tout juste 17 ans et puis rien ne le détournera de sa voie. Il atterrit en France pour ses prépas à Janson de Sailly à Paris dans le 16ème arrondissement. Son mérite sera de se surpasser dans une trajectoire d’excellence et de diplomations successives. Ainsi, après son diplôme d’ingénieur financier à l’ECE Paris en 2013, il va partir aux USA et au Canada (Université Concordia) dans le cadre des échanges universitaires pour le même diplôme. Mais il ne va pas en rester là, puisqu’il enchaîne sans relâche deux masters, le premier orienté Finance islamique à l’Université Internationale de Rabat. Le second est un Master de Juriste financier délivré par Dauphine Casablanca. Fraîchement diplômé, il rejoint l’entreprise créée par sa mère où il s’occupera tout naturellement des finances de la société et décline des propositions de postes importants dans plusieurs entreprises nationales. Un choix qu’il explique : «Je suis né avec Urbacom dans les gènes si j‘ose dire. Ma mère ramenait souvent ses dossiers à la maison et il arrivait même que nous l’accompagnions au bureau. Comment dès lors envisager de travailler ailleurs ?».

L’occasion de sa vie va se présenter en 2017, avec l’arrivée des banques islamiques chez nous. Il va se fixer comme but d’organiser le 1er Salon de la finance islamique dans le pays : le Sifep. Alors qu’il est presque un parfait inconnu dans le domaine, les banques vont le suivre et son événement fera date. Il verra même débarquer le chef de gouvernement de l’époque, Abdelilah Benkirane, accompagné de plusieurs ministres, pour présider l’inauguration de l’événement, saluant ainsi le travail de Reda El Haddaj, qui compte installer cet évènement comme un rendez-vous incontournable. Et tenez-vous bien, le succès ne s’est pas fait attendre, puisque ce salon va enregistrer un vrai record d’affluence, avec plus de 50.000 visiteurs et des dizaines d’exposants. Il n’a d’ailleurs pas hésité à inviter des adouls aux côtés des notaires et des assureurs, etc. Pour que première, c’était un vrai coup de maître et non sans fierté il déclare : «Le Sifep a accueilli, dès sa première édition, plus de 50.000 visiteurs, ce qui est très rare pour des salons nouvellement créés».

Son ambition, et il en a plusieurs, il la résume à sa manière : «Aujourd’hui les salons sont orientés vers les élites et les professionnels ;
je veux en faire bien sûr des moments forts pour la profession concernée car cela offre des occasions de faire des affaires et de signer des contrats et partenariats. Mais le grand public doit trouver une place privilégiée, et je veux le placer au centre de tous les événements qu’Urbacom veut développer. Il faudra aussi travailler avec les professionnels pour avoir de vrais interlocuteurs au niveau des différents départements ministériels et je préconise de faire du ministère du tourisme un partenaire de choix, dans cette démarche !»

A bon entendeur !

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