L’entreprise face à ses maux

L’entreprise face à ses maux

Risques infectieux et vaccinations en milieu professionnel, tel était le thème du 13e Congrès national de la Société marocaine de médecine du travail, tenu à Casablanca les 27 et 28 novembre. Les conférenciers ont axé leurs interventions sur l’hygiène, le dépistage, la vaccination et l’éducation sanitaire.
«Le dépistage des malades contagieux à leur début fait partie de la surveillance de la santé des travailleurs. Lors des différentes visites médicales, le médecin du travail peut demander des examens complémentaires, qui sont à la charge de l’employeur, lorsque ces examens sont nécessités par le dépistage des maladies professionnelles et des maladies contagieuses. Si une maladie contagieuse est dépistée et déclarée, le dépistage de l’entourage professionnel s’impose pour mettre en oeuvre des mesures prophylactiques et éviter la propagation de la maladie», souligne-t-on à la Société marocaine de médecine du travail. S’adjugeant un triste chiffre en termes de mortalité et figurant parmi ses principales causes, les maladies infectieuses constituent, ainsi, un risque majeur de santé publique. « La métrologie des ambiances physiques», «La psychologie et psychopathie du travail», ainsi que «Les risques professionnels respiratoires», sont autant de thèmes abordés lors de ce congrès.
Cependant, au centre des travaux, l’hépatite virale au sein de l’entreprise aura bien mérité de constituer le point névralgique des débats. Et pour cause. Avec une prévalence se situant entre 1,5 et 2,5% pour l’hépatite B d’une part, 1,6 et 7,7% pour l’hépatite C de l’autre, le mal et, notamment, ses complications redoutables, ont de quoi susciter nombre d’inquiétudes.
Le souci est d’autant amplifié lorsque l’on prend en considération le caractère silencieux de la maladie qui, des années durant, reste tapie dans l’ombre sans montrer aucun signe d’appel. Entre temps, le sujet est comme rongé de l’intérieur et une fois qu’ils apparaissent, les signes font état de la gravité de l’affection, très sérieuse au vu du stade qu’elle aura atteint.
Lors d’une conférence de presse prévue à cet effet, les intervenants (Pr Zahraoui, Pr Laâraki et Pr El Kholti) ont mis l’accent sur la prévention et les moyens que cela suppose, des points de vue technique et médicale. La prévention technique se rapporte à des aspects tels les précautions de base, le respect des règles de sécurité sanitaire et d’hygiène ou l’utilisation de matériel adéquat. Quant à la prévention médicale, celle-ci met en exergue l’importance du dépistage et de la vaccination, lorsque cette dernière existe, comme c’est le cas pour l’hépatite B.
Il est, bien entendu, impérieux de parler du degré et des modes de transmission lorsque le volet de la prévention est évoqué. Ainsi, pour l’hépatite A, les risques de transmission sont quasi-inexistants lorsque l’on observe un respect minimal des règles d’hygiène. Adopter de bonnes habitudes – se laver les mains avant de manger – et en éviter les mauvaises – se ronger les ongles – peut s’avérer salutaire. Ce qui n’est absolument pas le cas pour l’hépatite B et l’hépatite C, transmises essentiellement par voie sanguine et présentant des symptômes et des conséquences spécifiques à chacune d’entre elles.
Le secteur de la santé, pompiers, secouristes, policiers, laborantins et fonctionnaires des établissements pénitentiaires sont autant de professions dites « à risques », car l’exposition au sang et aux liquides organiques y est très fréquente.
Pour l’hépatite B, la salive des personnes atteintes peut renfermer le virus et, lorsqu’elle entre en contact avec le sang (morsure), le virus est immédiatement transmis. Aussi, elle est sexuellement transmissible et transmissible par la mère à son enfant. L’hépatite B touche le foie et, généralement, les infections qu’elle cause ne revêtent l’aspect que d’un malaise général.

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