Lernout & Hauspie rattrapé par la SEC américaine

Les enquêteurs de l’autorité de contrôle de la Bourse américaine, deux ans sprès les premières révélations sur le « scandale Lernout & Hauspie », ont déposé une plainte civile à son encontre. La plainte de la Securities and Exchange Commission (SEC) ne fait que sanctionner plusieurs mois d’enquête.
Aujourd’hui L&H n’est que l’ombre d’elle-même, puisque l’essentiel de ses actifs a déjà été cédé à des repreneurs, notamment à son ex-rival américain Scansoft Inc qui a repris l’ensemble des technologies L&H, en décembre 2001. La société belge, à l’origine Lernout & Hauspie Speech Products NV, s’est retrouvée à l’été 2000 au centre d’un vaste scandale comptable et financier portant sur le gonglement artificiel du chiffre d’affaires de certaines de ses filiales en Asie, notamment en Corée du Sud.
En 2001, la société s’était placée en redressement judiciaire en Belgique comme aux États-Unis où elle avait installé une grosse partie de ses activités, centrées autour des logiciels de reconnaissance de la parole et de synthèse vocale par voie numérique.
La SEC a épluché les comptes des activités américaines de L&H pour ses exercices fiscaux compris entre 1996 et 2000. Une enquête du Wall Street Journal, à l’été 2000, avait livré les premières révélations d’un audit qui estimait à 373 millions de dollars les revenus « imaginaires » enregistrés frauduleusement dans les comptes, entre 1998 et 2000. La SEC a soulevé d’autres irrégularités portant sur 60 millions de dollars provenant de sociétés que l’éditeur venait d’acquérir.

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