Les ambitions du Sommet Économique Arabe

C’est officiel. Le sommet économique arabe aura lieu le 16 juin prochain au Caire. Cet événement devait en principe, être organisé en novembre dernier. Son report est justifié par la conjoncture marquant la scène arabe et internationale ces derniers mois. Allusion faite à l’impact des événements du 11 septembre aussi bien au niveau politique qu’économique.
Dans un communiqué qui vient d’être diffusé, la Ligue Arabe indique que cette date a été retenue à l’issue des discussions menées ces dernières semaines entre les pays membres.
A en juger par les propos de M. Amr Moussa, secrétaire général de la Ligue, ce sommet sera marqué par la participation d’hommes d’affaires arabes et étrangers ainsi que des représentants des organismes internationaux, régionaux et nationaux.
Rappelons qu’en mars, le sommet arabe d’Amman avait appuyé la proposition de l’Egypte pour organiser un sommet économique des pays de la région. L’objectif étant de consolider la coopération interarabe dans la promotion des investissements.
Les ambitions affichées par le sommet arabe sont confrontées à une dure réalité du terrain. Qu’on le dise franchement. Les capitaux arabes ne seront pas systématiquement investis dans des pays de la région si les intérêts et les possibilités d’investissement dans le cadre d’une coopération ne sont pas bien identifiés. A ce niveau, le rôle des banques spécialisées est déterminant.
A maintes reprises, des économistes arabes ont insisté sur la nécessité pour ces institutions de se transformer en trait d’union entre les pays arabes aux pour financer le commerce interarabe. En d’autres termes, au lieu qu’elles n’attendent l’investisseur arabe s’adresser à elles, ces banquys doivent servir de conseiller. Leur message serait le suivant : «vous exporter des tomates en France ? Nous avons les compétences pour vous aider à exporter ce produit vers le Liban. Ce genre de démarche nécessite d’établir la liste détaillée des importateurs et des exportateurs arabes avec leurs références.
Plusieurs banques arabes à l’image du Crédit libanais, Al-Ahli (Egypte) ont déjà entrepris des efforts pour favoriser le développement des échanges commerciaux entre les pays arabes. Plusieurs observateurs restent optimistes quant à l’avenir de la zone commerciale arabe libre. La création de cette zone éliminera toutes les entraves entre les Etats membres de la Ligue et assurera aussi la circulation des capitaux.

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