Les atouts de la séduction

Les investisseurs arabes connaissent mal les opportunités d’investissement au Maroc. Un constat qui ne fait l’objet d’aucun doute. Les journées d’étude organisées il y a quelques semaines par le Club des investisseurs arabes au Maroc (CIAM) l’ont bien démontré. Et c’est pour pallier ce manque en information que le CIAM a procédé à l’organisation d’une série de rencontres régulières avec les responsables politiques et les opérateurs économiques marocains. Le but n’est autre que la promotion de l’investissement arabe.
La plus marquante de ces réunions a eu lieu récemment avec Fathallah Oualalou, ministres des Finances et de la privatisation. Elle a porté sur les perspectives de développement à la lumière de l’évolution actuelle de l’économie nationale. S’exprimant à cette occasion, le ministre a souligné les opportunités qu’offre le Maroc en termes d’investissement. «Il s’agit d’une économie où l’investissement est à la fois sûr et profitable», a affirmé le ministre. Le pays ne manque pas d’atouts économiques, politiques et stratégiques. Fathallah Oualalou a notamment indiqué que le taux d’inflation est l’un des plus bas au monde et que les réserves de change représentent actuellement l’équivalent de onze mois d’importations, y compris les achats d’hydrocarbures. Parallèlement, les transferts des Marocains résidant à l’étranger ont progressé de 60%.
Invitant les opérateurs économiques arabes à faire du Maroc une plate-forme pour l’investissement arabe en Europe et aux Etats-Unis, le ministre a également émis «le souhait de voir particulièrement les pays du Golfe constituer une porte d’entrée marocaine vers les marchés asiatiques ». En outre, le ministre a cité l’exemple des investisseurs français, espagnols et britanniques au Maroc et souligné le rôle notamment des chambres de commerce étrangères dans cette réussite. Oualalou n’a pas manqué de rappeler à cette occasion la baisse continue des droits de douane entreprise par le Maroc, soulignant que le Royaume «est entré dans la deuxième phase du processus. Cette baisse devrait se réduire à néant à l’horizon 2010».
Le ministre a également rappelé qu’en avril 2000, «la monnaie nationale a été réajustée par rapport à l’euro à travers une dévaluation de 5% et qu’une nouvelle dépréciation ne serait pas réaliste même si depuis, l’euro a évolué à la hausse».
Pour lui, le dirham s’est comporté de manière très satisfaisante. «Les responsables de la Banque Mondiale partagent également cet avis», affirme-t-il. Ce qui lui a fait dire qu’il s’agit d’une réussite sans à-coups.
De son côté, le secrétaire général du CIAM Ali Bajaber a mis l’accent sur la volonté du Club à prendre part à cette dynamique en favorisant des investissements arabes à l’image de ceux opérés dans le secteur du tourisme visant d’autres secteurs comme l’agriculture et la finance.

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