Les attentes des petits porteurs

Les attentes des petits porteurs

Ce mercredi, à 9h 30 mn à la Bourse de Casablanca, l’on entendra le traditionnel son de cloche qui marque le début de cotation d’une valeur. Dans le cas de PC Mattel, qui dispute à Distrisoft le leadership du secteur de l’informatique,  la souscription a été un succès, témoigne-t-on auprès de plusieurs sociétés de Bourse. Vu des petits porteurs, la joie est plutôt tempérée: «Avec le faible taux de satisfaction, il fallait souscrire au moins 50 000 dirhams pour espérer obtenir une action», se plaint un boursicoteur. Présent sur ce marché depuis 1997, ce petit porteur accuse le marché, trop repu et en situation de surliquidité, de s’être désintéressé des petites bourses. Dans la course au gain qui s’engage lors de chaque cotation, ces petits porteurs partent souvent avec un sérieux handicap : il leur faut en plus du cours de l’action s’acquitter des intérêts pour l’effet de levier. Ce terme barbare désigne les avances accordées aux boursicoteurs, avances du reste comportant un coût et qui participent à l’arrivée à la présentation d’un important taux de souscription. Pour les syndicats de placement constitués de sociétés de Bourses, un taux de souscription élevé traduit la réussite d’une opération et aposteriori, la garantie de la liquidité du titre introduit. Tout le monde est gagnant sur ce tableau. L’entreprise introduite, et le syndicat de placement, mais pas le petit porteur. D’où la réflexion engagée actuellement au sein de l’association de cette catégorie d’acteurs pour adresser une proposition au Conseil déontologique des valeurs mobilières (CDVM), une instance d’ailleurs très à l’écoute, témoigne-t-on. En fait, il s’agit de proposer au CDVM de fixer un minimum de taux de satisfaction lors de chaque souscription. En clair, il s’agit de fixer un plancher de 10 à 15 actions selon la valeur et limiter le plafond à 100.000 dirhams. A noter que dans la plupart des cas, les plafonds sont élevés. Dans le cas Matel, ce seuil maximal était de 760 000 dirhams, ce qui, aux yeux des boursicoteur,s n’aide pas à répartir le gâteau équitablement entre toutes les catégories intéressées par l’opération. Lors de l’introduction de Maroc Telecom et d’Afriquia Gaz, des minimums avaient pourtant été fixés. Une démarche suivie aussi lors de  l’introduction de la Lydec. Outre qu’ils offrent une garantie certaine aux petits porteurs et encouragent les épargnants à aller souscrire, les planchers minimums permettront aussi, selon des analystes, de limiter les ventes massives constatées lors de chaque introduction, à l’exemple de la baisse significative (de l’ordre de 20%) constatée à la veille de la souscription de la valeur  Maroc Télécoms. Voulant multiplier leurs chances, les boursicoteurs vendent pour disposer d’un maximum de liquidités pour les placer dans la nouvelle action. Des espoirs souvent déçus à cause de la faiblesse des taux de satisfaction.

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