Les banques, dernier recours pour Oualalou

«Les banques doivent développer une démarche régionale de proximité pour devenir des interlocuteurs privilégiés des centres régionaux d’investissement », a déclaré Fathallah Oualalou lors d’une séance de travail avec le groupement professionnel des banques du Maroc (GPBM). Le renforcement des pouvoirs des représentations régionales de ces institutions est également à l’ordre du jour. Toutefois, cette directive n’est guère innovante. Dans la mesure où les principales banques de la place possède un réseau de représentation déjà étoffée. Par ailleurs, les dernières affaires de détournement de fonds dans plusieurs agences du pays, ne peuvent encourager un élargissement décisionnel des chefs des représentations. Certes, le ministre a souligné « que les banques seront appelés à élaborer un nouveau concept de présence régionale et à accorder une présence accrue aux jeunes promoteurs et aux PME/PMI qui rencontrent des difficultés et qui ont besoin de financement, de conseil et d’encadrement ».
A la lecture de ces propos, on croit rêver. Ce revirement de situation laisse plutôt perplexe. Les chiffres sont présents et en témoignent. Près de1400 dossiers de jeunes promoteurs sont en contentieux. L’Etat s’est depuis longtemps désisté. Les entrepreneurs concernés ressentent un fort sentiment de « marginalisation ». Il est courant d’entendre, que le seul contact que ces jeunes ont avec les autorités coïncide avec les notifications au moment du paiement des arriérés. Lorsque les banques ont été interpellées sur la question. Les argumentaires s’alignent sur des considérations fondées sur leur non-implication dans cette situation. Et que le problème trouve sa source dans les failles de gestion et dans la conjoncture économique. En fait, personne n’est responsable. Alors lorsque les jeunes promoteurs réclament la main levée, lorsqu’ils sont en difficultés, pour des raisons inhérentes à des situations économiques et conjoncturelles : silence radio.
Peut-être que sur la base des recommandations issues de cette dernière réunion, les banques se sentiront « réellement impliquées ». Celle qui touche à un point extrêmement sensible dans les sphères financières reste les taux d’intérêts. L’argentier du Royaume, a invité les banques à réagir aux deux réductions successives des taux directeurs initiées par les autorités monétaires.
Ce à quoi, Othmane Benjelloun, Président du GPBM pose une condition. Il déclare qu’à ce sujet que : « la fiscalité, dispositif-clé de la promotion de l’investissement, soit simplifiée, rationalisée et devienne plus visible et d’avantage prévisible, avant de demander que les institutions financières soient traitées fiscalement au même titre que les autres entreprises industrielles ou de service». Si cette revendication tient particulièrement à coeur à l’ensemble des corps professionnels, il faudra bien finir par se pencher dessus.

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