Les banques misent sur l’Azur

Les banques misent sur l’Azur

La cinquième édition des Assises nationales du Tourisme s’est clôturée, samedi 15 janvier sur un engagement fort des milieux bancaires marocains en faveur du plan Azur. La BMCE-Bank, Attijariwafa bank, la Banque Centrale Populaire et la Société Générale ont promis de mettre en place des crédits pour financer les investissements touristiques prévus concernant les six prochaines stations touristiques. Un engagement salué par la plupart des professionnels du secteur et dont s’est félicité le ministre du Tourisme, Adil Douiri. Directeur des investissements de la BMCE –Bank, Mfadel Lahlaissi a annoncé, en marge de l’événement, le lancement d’un Crédit Azur, destiné à financer les projets de construction d’unités hôtelières inscrits dans le cadre de la vision 2010. Reste à savoir jusqu’où ira l’engagement de la BMCE en termes de montants.
L’on note, toutefois, que la durée de vie des taux est de 17 ans, avec un différé de deux ans, soit largement au-dessus des moyennes de 10- 12 ans pratiquées au Maroc. La formule de la BMCE se veut aussi flexible, puisque libellée selon la demande du client. Ainsi, le crédit sera à taux fixe ou variable, accordé en dirham, en euro ou en dollars. L’engagement de la banque de Othman Benjelloun inclut aussi l’acquisition des terrains.
Pour sa part, Attijariwafa bank, également engagée dans le plan Azur, semble être un peu plus avancé. Le montant du fonds Azur mis en place par la banque atteindra 1 milliard de dirhams. C’est pratiquement le quart des besoins de financement annuel du plan Azur.
La version Crédit Azur d’Attijariwafa bank est accordée à un taux fixe avec une durée de vie de 15 ans. Une procédure spéciale est prévue dans le cas des remboursements en cas de crise.
Autre institution en course dans le plan Azur : la Banque centrale Populaire (BCP. D’après le ministre du Tourisme, l’offre, qui sera proposée par cette institution, sera meilleure.
Les fonds ainsi annoncés étaient indispensables vu le nombre de lots à aménager dans le cadre du plan Azur. Car ce sont environ quatre milliards de dirhams qui sont nécessaires chaque année pour les investissements prévus qui concernet dans les six stations. Selon les projections, la moitié de ces fonds sera formée par apports bancaires, l’autre moitié constituée de fonds propres. Des précisions du ministre du Tourisme lui-même, 150 lots aménagés dans le cadre de ce programme cherchent toujours acquéreurs.
Pour rattraper le train, dès le mois d’avril, le ministère du Tourisme prévoit d’organiser une grande conférence, en collaboration avec la Fédération nationale du tourisme (FNT), pour la vente de terrains hôteliers.
En attendant, l’engagement bancaire, lequel est encore au rang des promesses, apporte au plan Azur les moyens de ses ambitions.
Pour bénéficier des financements, les hôteliers doivent remplir certaines normes dictées par l’Observatoire du tourisme, organe qui devait être lancé en marge des Assises du tourisme, mais dont la naissance a été déplacée jusqu’en février prochain. A l’origine du report, le refus de certaines fédérations d’avaliser les statuts de l’Observatoire, sans les faire passer par leurs conseils d’administration respectifs. Le futur président de l’Observatoire du tourisme (deux noms circulent déjà) sera connu le 7 février, et ce à l’occasion d’une réunion ministérielle à Casablanca, précise-t-on de source proche du milieu hôtelier..

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