Les bourses européennes dans la tourmente

Les marchés d’actions européens sont restés très volatiles hier matin. Ils subissent encore les effets de la baisse des marchés américains. Mercredi, les bourses européennes ont accéléré leur baisse, à l’issue d’une matinée riche en résultats de sociétés et marquée par des échanges très vifs, après être tombés dès l’ouverture à des plus bas de cinq ans dans le sillage de Wall Street et des bancaires. Vers 9H00 GMT, l’indice paneuropéen Ftse eurotop 300 a perdu 4,34% à 836.16 points, au plus bas depuis 1997, tandis que le DJ Euro stoxx 50 de la zone euro lâche 4,63% à 2.344,79 points.
A Paris, le CAC 40 a enfoncé la barre des 3.000 points et perd 4,28% à 2.938,90 points. Une chose est sûre: les marchés européens sentent toujours le contrecoup du nouveau repli des marchés d’actions américains observé la veille. A New York, l’indice Dow Jones a clôturé en baisse de 1,06% tandis que le Nasdaq composite a perdu 4,18%, tombant à son plus bas niveau depuis avril 1997. Les valeurs bancaires européennes sont particulièrement malmenées. L’indice Dj Stoxx du secteur perdant 5,45%, en raison des craintes nouvelles qui pèsent sur les comptes des grandes banques américaines. «On dirait que nous allons connaître une nouvelle journée de baisse, le facteur banques américaines, voici la cause principale du repli», commentent plusieurs analystes. Quant aux valeurs financières européennes, elles ont perdu en moyenne 5,15%. La veille, Citigroup et JP. Morgan Chase ont chuté lorsque des membres de commissions d’enquête du Congrès ont affirmé que les deux établissements bancaires ont fait à d’autres sociétés des prêts de gré à gré sur le type de ceux, douteux, consentis à Enron avant sa faillite. Crédit Suissse Group trébuche de 9,42% à 27,90 Francs suisses. A Paris, Crédit Agricole dévisse de son côté de 12,10% à 16,35 euros. Son directeur financier Gilles de Margerie a déclaré à la presse que la banque aurait du mal à atteindre son objectif de croissance de 5% de son résultat en 2002 si les bourses restent déprimées.
Les valeurs européennes de l’assurance sont encore plus mal orientées et chutent en moyenne de 7,38%, poursuivant leur mouvement baissier du début de semaine. L’assureur britannique Prudential, qui tirait son épingle du jeu en début de matinée après un résultat semestriel en baisse comme prévu, mais traduisant une solidité financière, perd maintenant 5,95% à 395 pence. Les pertes de l’action prudentiale restent tout de même limitées si on les compare à celles d’axa , qui dévisse de 17,35% à 9,24 euros, autour d’un plus bas de sept ans. Le néerlandais Aegon , qui a émis lundi un avertissement sur résultats, recule de 8,62% à 11,23 euros. Les valeurs technologiques perdent 6,82%, avec les équipementiers des télécommunications affectés par les résultats de l’allemand Siemens. Une fois, ces derniers publiés, le concurrent suédois Ericsson est tombé à des plus bas de neuf ans. Si le groupe allemand d’électronique et de construction mécanique a fait état d’un bénéfice d’exploitation supérieur aux prévisions des analystes pour le troisième trimestre, il a aussi fait savoir que ses résultats du quatrième trimestre seraient inférieurs à ceux du précédent en raison des conditions difficiles du marché.

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