Les cimentiers face à la mondialisation

Les cimentiers face à la mondialisation

Aujourd’hui, plus que jamais, les spécialistes du secteur ont une idée sur ce que sera la consommation du ciment d’ici 2010 ou 2020. Dans une note de recherche approfondie du secteur cimentier international et marocain, le département Analyse et Recherche de la Banque d’Investissement d’Attijariwafa bank a livré son pronostic sur l’avenir du secteur et a évalué son impact sur le marché marocain. Ainsi, il est attendu que la consommation mondiale de ciment devrait croître de 3,6%en moyenne par an entre 2003 et 2020, et plus particulièrement durant la période 2003-2006, la demande mondiale en ciment devrait augmenter à un rythme annuel moyen de 6,3% pour atteindre 3,9Mds de tonnes, légèrement supérieur au taux de croissance affiché sur la période 1996-2001. Au niveau national, le secteur des BTP évolue fortement. Il est l’un des principaux vecteurs de croissance de l’économie nationale. Sa valeur ajoutée a historiquement contribué à hauteur de 5% du PIB et serait amenée à occuper un poids plus significatif dans les années à venir. Bien que n’employant que 17% de l’effectif global et ne représentant que 6% des unités industrielles, le secteur du ciment et du béton prêt à l’emploi contribue pour 51% de la production globale du secteur des BTP.
«Conscients du rôle de locomotive que devrait jouer ce secteur dans l’économie dans sa globalité, les pouvoirs publics s’y sont fortement intéressés», estime l’équipe d’analystes dirigée par Meriem Allouch Bellahbib . La croissance du ciment au Maroc au courant de cette année devrait être conforme aux prévisions des opérateurs qui attendent une croissance annuelle de 5 à 6%. Malgré la forte pluviométrie enregistrée au courant du premier semestre 2004 et le renforcement des procédures d’octroi des autorisations de construction, la demande en ciment au 30 septembre affiche une progression de 4,1% à 7,3 millions de tonnes, favorisée par la multiplication des projets d’infrastructure, la poursuite du programme de construction de logements sociaux et par l’avancement du programme d’édification des sites touristiques.
Adhérant à un processus d’ouverture et d’intégration à l’économie mondiale, le Maroc a signé plusieurs accords de libre-échange avec des pays qui partagent avec le Royaume des intérêts politiques et des projets de développement économiques. Parmi les accords signés, l’accord quadrilatéral (Maroc, Egypte, Jordanie et Tunisie) se profile comme étant le premier test sérieux pour la compétitivité de l’économie nationale, sachant qu’il entrerait en vigueur, après ratification, dès 2005.
L’industrie cimentière locale est directement concernée par cet accord de libre-échange qui la mettra en vive concurrence avec de grands producteurs de ciments plus compétitifs comme l’Egypte. Une évaluation comparative des avantages et des leviers de compétitivité est présentée au chapitre 2.3. Dans une phase où la globalisation et le démantèlement douaniers sont d’actualité, l’industrie marocaine du ciment est forcée d’entrer dans un champ de bataille ouvert pour défendre ses acquis. «Cependant, l’environnement économique marocain ne permet guère aux opérateurs d’oeuvrer à armes égales avec leurs concurrents», est-il précisé. Aujourd’hui, l’industrie cimentière représente un secteur-phare de la cote, les cimentiers conservent leur rôle de locomotive à la Bourse de Casablanca. «Nos recommandations boursières sont à l’achat sur les trois cimenteries», recommande la Banque d’Invetissement d’Attijariwafa bank.

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