Les cours des céréales chutent

Avec le début de la commercialisation des céréales, les cours s’inscrivent globalement à la baisse compte tenu du volume de la récolte. C’est surtout le prix de l’orge qui a enregistré la chute la plus prononcée depuis le début de la commercialisation (-28%). Par rapport à l’année dernière, les prix moyens de l’orge sont en régression de 45%. Il faut préciser que les cours enregistrés actuellement ne reflètent pas encore réellement la situation du marché, car la moisson n’est qu’à son début.
Pour le cas particulier de l’orge, dont la récolte serait de l’ordre de 26 millions de quintaux, le prix du quintal se négocie à un niveau très bas et variable suivant les régions. Il oscille entre 80 et 120 Dh le quintal dans les zones de Rhamna, Doukkala et Abda où la moisson bat son plein.
Cependant, dans l’optique d’une meilleure protection de la production nationale de 2002-2003,  le Conseil des Ministres du 12 mai a examiné un nouveau système des droits de douane sur la tarification des importations des céréales. Ce nouveau système, qui sera mis en place à partir du 1er juin, prévoit pour le blé tendre, des droits de douane s’élevant à 135% pour une première tranche de prix Coût Assurance Fret (CAF) inférieure ou égale de 1 000 DH/T. Pour la tranche supérieure à 1 000 DH/T, le taux est de 2,5%. Par contre, pour le blé dur, les droits de douane sont fixés à 75% pour la tranche de prix inférieure ou égale à 1 000 DH/T et à 2,5% au-delà de ce prix. Quant à l’orge et le maïs, la taxation est de 35% pour un prix inférieure ou égal à 800 DH/T et de 2,5% pour la tranche supérieure à ce prix.
Par ailleurs, le Ministère de l’Agriculture vient d’annoncer la reconduction du régime de commercialisation du blé tendre national. Ce régime repose sur l’acquisition par les organismes stockeurs du blé tendre de qualité standard à un prix moyen de 250 DH/quintal et l’octroi à ces organismes d’une prime de magasinage par quinzaine de 2 DH/ql et une marge de rétrocession de 8,80 DH/ql.
Pour soutenir la production nationale de l’orge, la priorité sera donnée à la production nationale pour tout approvisionnement en orge dans le cadre de l’opération de sauvegarde du cheptel au profit des zones concernées et ce, à travers la prise en charge par l’État des frais de transport.
De même, l’Office National Interprofessionnel des Céréales et Légumineuses (ONICL) a procédé au paiement des arriérés relatifs à la compensation de la farine nationale au profit des opérateurs en vue de leur permettre d’entamer la nouvelle campagne de collecte dans de bonnes conditions de liquidités, estime le bulletin du Crédit Agricole.

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