Les cours du pétrole en hausse sur un marché très volatil

Les cours du pétrole ont progressé mardi dernier, après avoir évolué en dents-de-scie. En effet, sur un marché sans direction claire en présence de facteurs contradictoires. Le baril de Brent de la mer du nord pour livraison rapprochée en mars, référence sur l’international Petroleum Exchange de Londres, valait 18,72 dollars le baril, après avoir ouvert à 18,70 dollars à la corbeille et clôturé à 18,57 USD lundi dernier.
Parallèlement, a New York, le prix du baril de brut de référence (Light Sweet Crude) pour livraison en février gagnait 35 cents à 18,35 dollars. Selon des courtiers le marché a souffert d’un manque de direction en l’absence des chiffres sur les stocks américains, dont la publication a été repoussée à mercredi 23 janvier . Cela entraîne un jour supplémentaire d’incertitude. Les courtiers sont également tiraillés entre des facteurs contradictoires sur l’état de l’offre. La situation en Russie n’est notamment pas claire. si l’effondrement récent des prix du brut sur le marché intérieur russe semble confirmer que Moscou respecte bien son engagement de réduire de 150.000 barils par jour ses exportations de pétrole début janvier, le marché s’interroge sur la durée de cet effort. Certains analystes craignent notamment que les groupes pétroliers russes, dont plusieurs programment de fortes hausses de production pour 2002, ne soient contraints d’exporter leur brut en dépit des limitations annoncées, l’hiver n’étant pas particulièrement rigoureux cette année en Russie. Le gouvernement russe a déjà décidé de réduire fortement les taxes à l’exportation de brut, qui passeront au 1er février à 9 euros (8 dollars) la tonne contre 23,4 euros actuellement. Les courtiers surveillent par ailleurs attentivement le rythme des livraisons irakiennes, dont le faible niveau actuel pourrait apporter un soutien aux cours.
Selon le centre d’études Londonien, centre for global Energy Studies, les exportations irakiennes se sont montées à seulement 1,3 m/b-j pendant les deux premières semaines de janvier, contre 2,1 m/b-j en novembre.

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