Les déboires de la zone euro profitent aux USA

Les déboires de la zone euro profitent aux USA

La solidité des bilans des entreprises, la croissance des bénéfices, la poursuite de la reprise économique et l’engagement réaffirmé de la Réserve fédérale à maintenir des taux d’intérêt bas font de Wall Street une destination de choix pour les capitaux du monde entier, même pour ceux qui ont raté le rebond de l’année écoulée. Certes, l’élan pris par les actions américaines a semblé s’affaiblir ces derniers temps mais le plan de stabilisation de 750 milliards d’euros annoncé par l’Union européenne et les plans d’austérité de la Grèce, de l’Espagne et du Portugal ont permis en début de semaine dernière à l’indice Standard & Poor’s 500 d’enregistrer sa plus forte hausse en trois jours depuis 10 mois. Le S&P 500 a ensuite reperdu du terrain jeudi et vendredi mais il affiche quand même sa meilleure performance hebdomadaire en 10 semaines. «Je crois que (la crise européenne) va conduire les investisseurs à apprécier bien davantage les Etats-Unis et que l’argent va commencer à affluer sur le marché boursier américain», a déclaré Gary Bradshaw, gérant de portefeuille de Hodges Capital Managament à Dallas. La baisse de l’euro, tombé à son plus bas niveau depuis 18 mois face au dollar, remet en évidence le statut de valeur sûre du billet vert, un avantage de plus pour les actions américaines. «Jusqu’à il y a trois ou quatre mois, tout ce que j’entendais dire en Europe, c’était : Nous n’investissons pas sur le marché actions américain parce que nous sommes préoccupés par la valeur du dollar», explique Stanley Nabi, vice-président de Silvercrest Asset Management Group à New York. «Pour la première fois depuis longtemps, j’ai constaté que cette attitude évoluait». À ses yeux, la crise de la dette européenne «va mettre en valeur les Etats-Unis comme destination d’investissement, en partie parce que la valeur du marché actions américain et des actifs américains n’est pas excessive pour l’instant, même si l’on prend en compte une croissance économique modérée».

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *