Les dirigeants de l’UE surmontent leurs divisions

«Il est très important qu’en période de difficultés nos citoyens comprennent que tous les pays d’Europe travaillent ensemble en suivant les mêmes lignes», a déclaré le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, juste avant l’ouverture du sommet à 13h30 (12h30 GMT) à Bruxelles. Face à une crise «sans précédent», «ce sommet doit montrer que l’UE ne peut être divisée selon des lignes Nord-Sud ou Est-Ouest», a renchéri le Premier ministre tchèque, Mirek Topolanek, dont le pays préside l’UE. Pour prouver leur unité, les dirigeants européens devaient publier à l’issue de leur rencontre un texte affirmant leur foi dans les principes de libre-échange et de libre circulation qui sont la clef de voûte du marché unique européen, et leur détermination à restaurer le crédit bancaire, toujours grippé.
Plusieurs pays d’Europe centrale, réunis en mini-sommet avant le début du sommet à 27 pays, ont appelé leurs partenaires de l’Ouest à être plus solidaires face aux problèmes de liquidités et de changes auxquels certains – surtout la Hongrie et la Lettonie – sont confrontés.
Le Premier ministre hongrois, Ferenc Gyurcsany, a ainsi demandé à ses partenaires d’éviter «la mise en place d’un nouveau rideau de fer», cinq ans après l’entrée de 10 pays d’Europe centrale et orientale dans l’UE. Mais il a réclamé sans succès un plan d’aide aux banques de l’Est compris entre 160 et 190 milliards – bien au-delà des 24,5 milliards annoncés vendredi par la BEI, la BERD et le FMI – impliquant également la Banque centrale européenne. Tant M. Topolanek que son homologue luxembourgeois Jean-Claude Juncker, chef de file de l’Eurogroupe, le Polonais Donald Tusk ou l’Estonien Andrus Ansip se sont dits opposés à un plan global pour l’Europe de l’Est, prônant plutôt une aide au cas par cas. M. Gyurcsany plaide aussi pour une accélération de l’intégration des pays de l’Est dans la zone euro, à laquelle appartiennent seulement deux d’entre eux pour l’instant, Slovénie et Slovaquie.
Mais une accélération supposerait un assouplissement des conditions d’adoption de la monnaie unique en vigueur. «Je ne crois pas que les critères d’adhésion puissent être changés du jour au lendemain», a prévenu dimanche Jean-Claude Juncker. M. Barroso a répété vendredi que l’UE était prête à réaffirmer sa solidarité envers les pays de l’Est, mais sans évoquer aucun geste concret.

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