Les entreprises en mal de couverture

Les industriels de Berrechid et de Mohammédia victimes des dernières inondations comptent toujours leurs pertes. En attendant un bilan définitif des dégâts, les entreprises sinistrées se remettent difficilement au travail. Si le déficit en matière d’infrastructures dont la responsabilité revient certes aux autorités, il faut reconnaître que les unités concernées ont aussi une part de responsabilité.
«A quelques exceptions près, rares sont parmi elles, celles qui ont souscrit à une assurance qui prévoit l’indemnité dans ce cas de figure», avancent d’emblée plusieurs assureurs. Il est un fait. Les entrepreneurs se limitent à souscrire à des conventions qui couvrent uniquement les sinistres fréquents. En matière d’assurance, seules les couvertures obligatoires sont contractées.
Un constat partagé d’ailleurs par M. Rachadi, Président de l’AIB (Association des Industriels de Berrechid). Selon lui, «vu la gravité de la situation, les sociétés, qu’elles soient sinistrées ou pas vont recourir à ce type d’assurance». Et de poursuivre, «qu’il sera le premier à le faire».
Même si les entreprises industrielles veulent souscrire à cette assurance, elles sont confrontées au fait que ce type de produit n’existe pas sur le marché. Du moins, si l’on en juge par les propos d’un chargé du département des incendies, accidents et risques divers auprès d’une compagnie d’assurance. Ne préférant pas être cité, ce responsable souligne «que cette catégorie de produit coûte cher aussi bien pour les assureurs que pour les entreprises dans la mesure où il est difficile de délimiter son champ. Toutefois, ces propos surprennent à plus d’un titre. Les témoignages des agents travaillant pour le compte des assureurs, révèlent que ce n’est une question d’offres. Mais, au niveau du démarchage de la clientèle, il est difficile de convaincre les interlocuteurs pour l’extension de la couverture en matière de sinistres naturels. «Il faut user de tous les moyens de persuasion afin d’aboutir à une conclusion», précise l’un d’entre eux.
Faut-il déduire par là que les compagnies d’assurances ne s’investissent pas sur ce segment du fait de la défaillance des infrastructures de base ? Loin de là, précise un courtier.
Les dernières inondations ont attiré l’attention des assureurs sur l’urgence d’adapter des produits pour les entreprises, ajoute-t-il. Auprès des compagnies, on souligne qu’il n’y a pas assez de demande pour s’investir sur créneau.

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