Les entreprises espagnoles ont investi au Maroc plus de 400 millions de dollars par an

M. Azoulay, qui était l’invité ce week-end à Barcelone du "Circulo de Economia", l’une des institutions patronales les plus anciennes et les plus influentes en Catalogne et en Espagne, a ajouté qu’au cours de la même période les échanges commerciaux entre les deux pays ont augmenté de plus de 50 %.
"Ces performances prendraient tout leur sens si elles se prolongeaient par une vaste ambition commune, donnant des deux côtés du Détroit aux entrepreneurs du tourisme, de l’agro-industrie ou du textile, la capacité de devenir des champions régionaux, en intégrant et en optimisant l’espace, l’expertise et les ressources des uns et des autres", a-t-il souligné, faisant remarquer que "cette mutualisation de nos intérêts confortée par l’optimisation des atouts que nous partageons doit nécessairement s’accompagner d’une pédagogie à la fois  plus créative, plus exigeante et moins frileuse" à destination de nos opinions publiques".
A cet égard, le Conseiller de Sa Majesté le Roi a mis en relief "les risques  de fragilité de cette dynamique si elle devait se développer sans être accompagnée en Espagne de la compréhension et de l’adhésion des couches les plus larges et les plus représentatives de la société espagnole toutes sensibilités confondues".
Dans son intervention sur "l’Union Européenne vue de sa périphérie méditerranéenne ", M. Azoulay a rappelé que c’est l’Espagne, par la voix de son ministre des Affaires étrangères M. Moratinos qui, il y a deux semaines, a donné au projet euro-méditerranéen une tonalité institutionnelle, politique et stratégique qui lui a fait défaut jusqu’à présent. En suggérant que l’Union européenne oriente ses réflexions, s’agissant du Maroc, vers un statut qui s’inspire de celui mis en chantier pour la Turquie, M. Moratinos a proposé un autre cap au prochain Sommet de Barcelone fin novembre et il l’a fait en appuyant sa proposition d’une part sur les atouts du Maroc et d’autre part sur les chances de cette nouvelle approche si elle associait dans son évolution le Maroc, l’Espagne et la France, a poursuivi le Conseiller de SM le Roi.

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