Les filières les plus porteuses

Les filières les plus porteuses

Sur les 6 filières de production végétale retenues au niveau de la zone, 3 se démarquent et permettent à la région d’avoir une certaine notoriété grâce à ses produits. Qui n’a jamais entendu parler des dattes de Zagora, des roses de Kelaât M’Gouna ou encore du safran de Taliouine ? Ces filières deviennent une sorte de vitrine pour ces régions que ce soit à l’échelle nationale ou même internationale.     
Le palmier dattier est l’une des plus vieilles espèces fruitières du pays, que l’on retrouve principalement dans les vallées du Ziz et du Draâ. Il faut savoir que seule la zone de Ouarzazate-Zagora totalise 41% du patrimoine phoénicicole marocain. Pour faire face aux contraintes liées aux palmeraies plusieurs actions ont été prévues par le plan de 2008 et dont l’ORMVA s’assure de l’exécution. L’un des défis de cette région est bien évidemment l’aménagement hydro-agricole mais pour cela la région profite principalement des ressources du barrage Mansour Ed-dahbi et d’autres barrages de dérivation. Grâce à la sensibilisation des agriculteurs, le goutte-à-goutte s’est généralisé dans les différentes palmeraies. Autre projet visant la valorisation des dattes de la région est la création d’unités frigorifiques. Dans le cadre du programme MCA, une unité a été construite à Tamezmoute et attend juste de recevoir les équipements nécessaires pour démarrer son activité. Avec une capacité de 400 tonnes, elle a nécessité un coût total de 9.875.235,16 DH et s’est inspirée de l’unité pilote implantée à Tinzouline dont la capacité est dix fois moindre. Mais l’action principale reste l’intensification du palmier dattier à travers la distribution de vitro-plants.      
Pour ce qui est du rosier à parfum, c’est l’une des spécificités de la vallée du Dadès dans la province de Tinghir. Récoltée dans la première quinzaine de mai au lever du soleil, généralement par des femmes, la rose s’étend actuellement sur 3.200 km linéaire, soit 800 ha avec un potentiel d’extension de 400 ha, sous forme de haies ou de clôtures autour des parcelles agricoles. La production annuelle se situe entre 2600 et 4500 tonnes pour une capacité de 600 tonnes pour les usines de transformation. La plus importante et la plus moderne de la région est celle des Arômes du Maroc. Les produits dérivés de la rose sont bien évidemment l’eau de rose, l’essence, la concrète qui est surtout destinée à l’export et ce qui n’est pas transformé est séché pour être vendu au kilo par la suite.
L’autre filière de la région qui fait sa renommée et qui se professionnalise davantage est le safran. Cette culture qui remontrait à plus de 5 siècles selon certains écrits, s’étend sur une surface totale de 710 ha dans la région de Taliouine et de Taznakht. La première totalise une production de 4 tonnes pour un rendement moyen de 5,6 kg/ha. Dans le cadre de l’intensification et la valorisation du safran, l’ORMVA de Ouarzazate a pour mission, entre autres, d’étendre les safranières sur 500 ha, d’installer du goutte-à-goutte sur 1030 ha, d’équiper la maison du safran… Dans cette perspective, l’Etat a gratuitement distribué cette année près de 7 millions DH de bulbes dans la région.
Grâce à ses efforts et aux différentes actions entreprises par l’Etat, de plus en plus de familles qui avaient quitté leurs terres, reviennent et comme a dit un agriculteur de la région : «le palmier dattier est une sorte de garantie de retraite, puisque nous pouvons en profiter pour de longues années sans avoir à travailler la terre en permanence».

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