Les fonds de la relance

La rencontre entre les représentants du gouvernement et ceux de la CGEM, organisée vendredi dernier à Casablanca, aura au moins servi à une chose : la signature de trois nouvelles conventions. Ces dernières ont trait à la garantie des prêts à la création de la jeune entreprise, à l’utilisation du fonds de rénovation des unités hôtelières, «Rénovotel» et à l’utilisation du fonds de soutien aux entreprises du secteur du textile et de l’habillement, «Fortex». Ces conventions ont été signées entre les banques, la Caisse centrale de garantie (CCG) et Dar Ad-damane.
Des mécanismes que le ministre des Finances et de la Privatisation, Fathallah Oualalou, a qualifiés de novateurs. Selon lui, ils devraient permettre aux entreprises un accès plus facile aux crédits bancaires grâce à la garantie de l’Etat. D’une dotation de 500 millions de DH et alimentés par l’Etat à travers le Fonds Hassan II, ces fonds «sont conçus de manière à exercer un effet de levier important sur les investissements des entreprises», indique le ministre.Avec une dotation globale de 200 millions de DH, le Rénovotel est géré par Dar Dâmane et la Caisse centrale de garantie. Il vise les unités Hôtelières viables ayant au moins 7 ans d’activité. Une liste exhaustive de ces établissements, allant des hôtels 5 étoiles aux auberges, exception faite des maisons d’hôtes, a été arrêtée par la Commission nationale de classement. Fortex a, quant à lui, été créé afin d’aider à la restructuration du secteur du textile et de l’habillement. Les entreprises bénéficiaires de cette dotation de 200 millions de DH sont celles qui ont connu, les trois dernières années, des difficultés financières ne remettant pas en cause leur viabilité et présentant un programme de restructuration visant l’amélioration de leur compétitivité. Le Fonds se charge, à hauteur de 80% et en cofinancement à part égale avec les établissements bancaires, à financer leurs programmes de développement.
Doté de 200 millions de Dh, le crédit à la création de la jeune entreprise vient, pour sa part, remplacer le crédit jeunes promoteurs. Tous ces instruments financiers ont été mobilisés par le trésor public auprès des bailleurs de fonds étrangers avec un taux d’intérêt allant de 5,25 à 5,35 % pour une durée de 7 à 12 ans, a précisé Oualalou. Le ministre a également annoncé qu’il sera procédé incessamment à l’extension de la gestion de ces lignes à toutes les banques intéressées et que le taux d’intérêt qui sera applicable aux entreprises au titre de toutes ces lignes de financement extérieur sera unifié et ramené à 5%. Une mesure que les opérateurs économiques présents lors de cette rencontre n’ont pas manqué d’applaudir.
Ces fonds viendront renflouer les lignes déjà existantes, à savoir, les Fonds de garantie Fogam (100 millions de DH), le Fonds européen (30 millions d’euros), le Fonds français (30 millions d’euros) et le Fonds oxygène (50 millions de DH), ainsi que des lignes de crédit contractés auprès des pays étrangers comme la France (30 million d’euros), l’Espagne (54 millions d’euros), l’Italie (16 millions d’euros), l’Allemagne (25 millions d’euros) et le Portugal (10 millions d’euros) en plus de la ligne capitale risque de la Banque européenne d’investissement (45 millions d’euros). Le ministre a également affirmé que ces instruments seront bientôt renforcés par le fonds de mise à niveau (FOMAN: 400 millions de DH) dont les conditions précises de mise en oeuvre sont en train d’être définies en consultation avec des experts de la commission européenne et des représentants de la CGEM.

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