Les grèves gèlent les investissements de First Plastics

Les grèves gèlent les investissements de First Plastics

La tension continue de monter chez First Plastics. Cette société anonyme dont le capital est détenu entièrement par des investisseurs étrangers se voit face à un grand dilemme. La société a essuyé, en 2011, des pertes de l’ordre de 11 millions de dirhams. Et pour cause, la négligence répétitive et le sabotage de certains employés qui, selon les responsables, font perdre à la société des marchés à l’export de 25 millions de dirhams. À cet effet, Nabil Safieddine, président-directeur général de First Plastics, a saisi le gouvernement pour qu’il intervienne d’urgence. «Nous vous sollicitons l’application ferme et immédiate de la loi en matière de liberté de travail, la libre circulation des personnes et des marchandises, et la sécurisation de l’usine en délogeant les tentes hors du site et en interdisant l’utilisation des bonbonnes de gaz», souligne M. Safieddine dans une lettre adressée, le 6 avril 2012, au chef de gouvernement Abdelilah Benkirane. Et de poursuivre que «ceci évitera des catastrophes, étant mitoyens à une raffinerie d’huiles essentielles, et nous permettra de fermer l’usine pacifiquement». Se référant au message du P-dg de First Plastics, trois des employés avaient déclaré, récemment, grève sans préavis sous la couverture de l’Union nationale du travail au Maroc (UNTM). La direction n’a pas été informée de l’existence d’un bureau syndical officiel. «À ce jour, les grévistes font la loi chez nous empêchant à leur gré et par intermittence le chargement ou déchargement des marchandises et l’accès au site pour des collaborateurs tout en proférant des obscénités aux femmes et hommes non grévistes», détaille M. Safieddine dans sa lettre, en soulignant que «la société a reçu des menaces d’escalade par écrit de la part de l’UNTM». En interrogeant le Syndicat, Abdelkrim Brigui, responsable régional de l’UNTM, a indiqué à ALM que les principales revendications des grévistes sont «le respect de l’exercice du droit syndical et l’intégration des travailleurs licenciés». M. Brigui a par ailleurs nié tout acte de vandalisme au sein de la société. «Les grévistes, dont la plupart font partie des meilleurs éléments de la société, maintiennent leurs protestations dans le respect total. Leur seul souci est d’entretenir un dialogue franc et direct avec les responsables afin de contribuer au développement de First Plastics», souligne M. Brigui. En effet, des audiences de réconciliation ont été tenues entre les différentes parties, en présence des représentants de l’autorité. En attendant de résoudre définitivement le problème, les responsables de First Plastics ont proposé un arrangement à l’amiable par l’indemnisation négociée et dans la limite des moyens financiers de la société, et ce sous l’égide de l’inspecteur du travail et des autorités compétentes. Une solution qui jusque-là fait objet d’étude des syndicalistes.

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *