Les griefs de la CGEM

Une loi incapable de relancer l’investissement. Déphasée avec le contenu de la déclaration générale du gouvernement. Et qui risque même de retarder l’application de cette déclaration. Voilà, en substance, ce que pense le patronat marocain du contenu de la loi des finances 2003. Les griefs de la Confédération Générale des Entreprises du Maroc (CGEM) ne s’arrêtent pas là.
Le patronat estime que la loi de finances 2003 n’apporte rien de nouveau. C’est une loi qui consacre « les précédentes orientations et les choix qui ont montré leur incapacité à instaurer rapidement un environnement de développement économique et social à même de relancer la cadence de l’investissement». Et d’ajouter que «malgré la volonté des pouvoirs publics de faire de ce texte un projet novateur qui va dans le sens de la promotion de l’investissement en tant qu’instrument de développement et de création d’emplois productifs, il ne sort pas de son cadre classique ».
L’analyse de la CGEM relate notamment le déphasage existant entre le contenu de la déclaration gouvernementale et les dispositions de la loi de finances. Tout en se félicitant de la portée « moderniste » de la déclaration gouvernementale présentée par le Premier ministre devant le Parlement, la même source estime que les dispositions du budget 2003 « retarderaient » la mise en application de cette déclaration. Et pour cause. La loi de Finances « ne prend pas ou peu en compte les orientations de la déclaration générale du gouvernement ».
Une déclaration, selon le patronat, ambitieuse qui prévoit d’importantes mesures au bénéfice de la mise à niveau générale de l’économie nationale, de la modernisation progressive des secteurs publics et de l’amélioration des prestations de l’administration», renchérit la CGEM. La Confédération rappelle, à ce titre, que les propositions qu’elle avait formulées visant essentiellement l’amélioration de l’environnement de l’entreprise opérant dans divers secteurs d’activité. Elle a notamment évoqué la nécessité de la mise en place d’un régime fiscal équitable pour favoriser la croissance et, par conséquent, le développement économique et social.
Pour rappel, le texte adopté par le Parlement table sur une croissance économique de 4,5 % en 2003. Le ministre des Finances et de la Privatisation, Fathallah Oualalou, avait commenté cette nouvelle loi de Finances en estimant qu’elle est fondée sur des données «naturelles, recevables et réalistes». On ne le contredit pas !

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