Les importations nationales de maïs progressent de 36%

Les importations nationales de maïs progressent de 36%

La facture alimentaire s’est allégée de 3%, à 4 milliards de dirhams, suite notamment au repli des importations de sucre et de blé. C’est ce qui ressort d’un rapport publié récemment par le ministère de l’économie, des finances au sujet des tendances du marché des produits de base. Ainsi, les achats de sucre ont reculé de 55% sous l’effet d’une forte baisse du volume importé de 57% alors que le prix moyen de la tonne a augmenté de 6%. De même, selon le rapport, les importations de blé ont diminué de 28%, suite à la baisse du prix moyen de 24% et du volume importé de 5%. En revanche, les importations de maïs ont rebondi de 36%, en raison d’une hausse simultanée du volume  de 18% et du prix moyen de la tonne importée de 16%. Du côté des exportations, le rapport révèle que les ventes des phosphates et dérivés ont atteint 3,6 milliards de dirhams à fin février 2010, en hausse de 88% par rapport à 2009 et de 46% par rapport à 2007, suite à une forte reprise en volume exporté. Leur part dans les exportations totales de marchandises s’est ainsi établie à 19% contre 12% en 2009. Aussi, à fin février 2010, les importations énergétiques ont augmenté de 18%, en glissement annuel, pour s’établir à 9,1 milliards de dirhams, représentant 22% des importations totales de marchandises (contre 19% en 2009), suite à la hausse des cours mondiaux. Ainsi, la facture pétrolière s’est accrue de 1,4% pour s’établir à 2,8 milliards de dirhams, suite au rebond de 62% du cours moyen de la tonne, malgré un repli du volume importé de 37%. De même, les importations en gasoil et fuel ont remonté de 44% pour s’établir à 2,2 milliards de dirhams, sous l’effet d’une hausse du cours moyen de 24% et du volume importé de 16%. Les exportations de l’acide phosphorique ont plus que doublé, pour atteindre 1,6 milliard de dirhams à fin février 2010, suite au quadruplement des quantités exportées alors que le cours moyen de la tonne a diminué de 47%. Le rapport révèle également que les ventes à l’étranger des engrais naturels et chimiques ont rebondi de 187% à 1,1 milliard de dirhams, en raison d’une forte hausse des volumes exportés. Quant aux exportations du phosphate brut, elles se sont accrues de 11%, suite au triplement du volume exporté, malgré un net repli du prix moyen de la tonne de 65%.  S’agissant des exportations alimentaires, les ventes des crustacés, mollusques et coquillages ont augmenté de moitié, suite à une forte hausse du volume exporté à hauteur de 58%. Les exportations des agrumes ont accru de 7%, sous l’effet combiné d’une hausse du prix moyen de 25% et d’une baisse des quantités livrées de 15%. En revanche, les ventes des tomates fraîches ont diminué de moitié, en raison d’une baisse du volume exporté de 54%.  En somme, la balance alimentaire marocaine s’est avérée excédentaire à fin février 2010 à hauteur de 92 millions de dirhams, alors qu’elle était légèrement déficitaire il y a un an avec moins 20 millions de dirhams. Selon le rapport, ces résultats sont le fruit des cours des produits de base à l’échelle mondiale qui ont maintenu une tendance ferme en ce premier trimestre 2010, soutenus par une forte demande des pays émergents, ainsi que par la poursuite du redressement de l’activité dans les pays développés. Aussi, sur le plan international, les cours des matières premières ont enregistré une forte correction baissière début 2010, affectés par une hausse du dollar et une montée de l’aversion au risque des investisseurs. Toutefois, les prix du pétrole et des métaux sont repartis à la hausse sur la dernière période, suite au retour de la confiance sur les marchés. Au niveau des cours des métaux de base, ils se sont inscrits en forte hausse, effaçant leurs pertes enregistrées en début d’année. Ainsi, les prix du cuivre et de l’aluminium ont rebondi de 27 et 21% respectivement entre début février et début avril, marquant de nouveaux sommets annuels. Les gains du nickel ont atteint 50%, souligne le rapport. Aussi, l’adoption d’un nouveau système de fixation des prix du minerai de fer, suite aux contrats trimestriels au lieu de ceux annuels en vigueur depuis des décennies, conduira à une hausse de 90% des prix de vente au deuxième trimestre 2010. Les prix du phosphate brut ont, pour leur part, augmenté de 15% sur les deux premiers mois de 2010 pour s’établir à 104 dollars la tonne. Sur la même période, les cours du DAP, TSP et de l’urée ont augmenté de 36, 29 et 11% respectivement, alors que les prix du chlorure de potassium ont reculé de 16%. Les prix des céréales et des graines oléagineuses ont poursuivi leur tendance baissière début 2010, affectés par des disponibilités importantes, alors que les cours du sucre ont chuté d’un tiers, suite à l’annonce de meilleures récoltes en Inde. Selon la même source, la facture énergétique nationale a augmenté de 18% en glissement annuel, suite à la hausse des cours internationaux. Les importations alimentaires ont reculé de 3% sur la même période, suite à la baisse des achats de blé et de sucre. Par ailleurs, les exportations de phosphates et dérivés ont rebondi de 88% pour s’établir à 3,6 milliards de dirhams sur la période susmentionnée.


Le dirham marocain entre appréciation et dépréciation 

Dans le sillage de l’évolution de la parité euro-dollar en février, le dirham s’est apprécié de 0,43% face à l’euro et s’est déprécié de 2% face au dollar. Par rapport à la même période de l’année dernière, la monnaie nationale s’est dépréciée de 1,4% face à l’euro et s’est appréciée de 5,8% face au dollar. L’euro a continué de se déprécier en février 2010 pour s’établir à 1,36 dollar à la fin du mois, pénalisé par des inquiétudes persistantes sur la capacité de la Grèce à redresser ses finances publiques, ainsi que par les difficultés budgétaires rencontrées par d’autres pays de la zone euro. Aussi, la décision de la Fed d’augmenter son taux d’escompte a accéléré la baisse de la monnaie unique face au billet vert.

 Hausse du cours du pétrole en février
Au cours du mois de février, le cours du baril de pétrole a progressé pour s’établir à près de 77 dollars à la fin du mois, notamment en réaction à la révision à la hausse du PIB américain au quatrième trimestre. Aussi, la montée des tensions relatives au dossier nucléaire iranien et une grève dans les raffineries françaises du groupe Total ont concouru à cette reprise des prix. Depuis le début de l’année, les prix du pétrole ont fluctué autour d’une moyenne d’environ 75 dollars le baril.

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