Les justifications de M. Lahjouji

Les justifications de M. Lahjouji

Conformément aux dispositions de la loi relative au code de la presse, je vous prie de publier la présente réponse suite à l’article édité le lundi 24 janvier 2005 sur votre quotidien «Aujourd’hui le Maroc».
Concernant l’incident regrettable survenu le 14 janvier 2005, au cours du montage de l’une des charpentes métalliques pour le compte de la société COSUMAR, et en ma qualité de président de la société SOTRAVO, je tiens à apporter les précisions suivantes :
L’entreprise SOTRAVO, bientôt centenaire, puisqu’elle est issue de 3 générations d’entrepreneurs, n’a jamais connu d’incident ni technique ni de gestion à ce jour et j’en rends grâce à Dieu.
Elle a à son actif plusieurs projets prestigieux dont je ne citerais que les deux toitures des deux salles couvertes du Complexe sportif Mohammed V, réalisées en charpente de bois lamellé collé et qui sont un joyau de la ville de Casablanca.
L’article paru dont votre journal du 24/01/2005 relève plus d’une entreprise de dénigrement, tant les informations qu’il contient sont fausses et peuvent induire en erreur l’opinion publique.
Aussi, je tiens à répondre aux accusations gratuites avancées dans votre écrit.
A l’heure où nous rédigeons ce droit de réponse, nous n’avons pas encore reçu les résultats de l’expertise diligentée conjointement par nous-mêmes, la COSUMAR et la Compagnie d’Assurance, sur les causes ayant conduit à cet incident. Plusieurs hypothèses peuvent être émises concernant les raisons ayant conduit à l’effondrement partiel de cette charpente (dont les conséquences restent relativement limitées, grâce à Dieu à quelques blessés légers).
Trois cabinets d’experts sont mandatés pour déterminer les causes de cet incident et nous ne manquerons pas de vous en tenir informés, si toutefois cela vous intéresse.
Concernant le niveau des prix des marchés adjugés à SOTRAVO :
Votre article affirme que SOTRAVO a l’habitude de «brader les prix» et vous avancez comme argument, le non paiement de la sécurité. Je tiens à vous préciser que notre entreprise est parfaitement en règle avec la CNSS, aussi votre allégation est non seulement grave par le préjudice qu’elle cause à notre entreprise, mais relève du registre du dénigrement systématique et volontaire défiant toute éthique et respect de la déontologie qui doit caractériser le comportement d’un journaliste responsable de ses écrits, et qui se doit de vérifier toute information avant de la publier.
Par ailleurs, je tiens à vous informer que sur 36 appels d’offres auxquels notre entreprise a participé en 2004, seulement 5 lui ont été adjugés. Ce ratio de 1 sur 7, alors que la norme se situe à 1 pour 5, démontre à quel point SOTRAVO se trouve bien loin de pratiquer le « bradage » des prix comme le soutient votre article.
En dehors des informations inexactes publiées, vous avez tout au long de l’article, fait un amalgame volontaire ou involontaire entre SOTRAVO, Lahjouji, l’ex-patron des partons, et le dirigeant de Forces Citoyennes.
Alors, je suis en droit de m’interroger : à quel personnage vous cherchez à nuire dans votre article? Force est de constater que je me trouve en face d’un article animé uniquement par une volonté de nuire plutôt que d’informer objectivement après avoir enquêter et vérifier les informations, ni encore moins de dévoiler l’identité de ceux prétendus qui portent injustement des accusations pour détruire publiquement ceux qui ne semblent pas leur convenir.
Ces méthodes ne servent pas la liberté d’expression mais la décrédibilisent et la vident de toutes ses valeurs.
Le Maroc qui connaît depuis l’avènement de SM Mohammed VI une évolution remarquable de la démocratie, des droits de l’Homme, et de la liberté d’expression, doit veiller à ce que cette liberté ne se transforme pas en arme de dénigrement, voire de destruction des citoyens.

• Abderrahim Lahjouji

Il faut rappeler à nos lecteurs que M. Lahjouji s’est librement exprimé dans le dossier en question. Notre objectif étant d’informer sur un fait précis et non pas de porter préjudice quelconque à l’intéressé. Aussi considérons-nous le texte de M. Lahjouji une réaction supplémentaire à ce qu’il avait déclaré dans le cadre de ce dossier à ALM. Aucune condition professionnelle n’est réunie pour considérer son texte comme un droit de réponse ou une mise au point.

• La rédaction

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