Les liens entre les Marocains entrepreneurs du monde se consolident

Les liens entre les Marocains entrepreneurs du monde se consolident

En tant qu’opérateurs économiques, les MeM expriment des attentes spécifiques qui nécessitent des réponses personnalisées. La CGEM sera ainsi un point d’ancrage dans les institutions et un porte-parole de ces MeM auprès des pouvoirs publics.

De par le lancement lundi soir à Rabat de la 13ème région de la CGEM, une plate-forme digitale dédiée aux Marocains entrepreneurs du monde, la régionalisation prend, en partie, une nouvelle dimension. Cette démarche, entreprise en partenariat avec le ministère chargé des MRE, consiste en la création d’un pont concret entre cette communauté d’entrepreneurs et leur pays d’origine. D’où l’appellation de l’événement Moroccan Business Bridge, qui en est à sa première édition. Accessible via la page web : www.membycgem.ma, cette nouvelle région offre plusieurs services.

Répondre aux attentes spécifiques des MeM

«C’est à votre volonté profonde que nous voulons répondre», s’adresse aux Marocains entrepreneurs du monde (MeM) la présidente de la CGEM, Miriem Bensalah Chaqroun. En tant qu’opérateurs économiques, les Marocains entrepreneurs du monde expriment, selon ses dires, des attentes spécifiques qui nécessitent des réponses personnalisées. La CGEM sera ainsi un point d’ancrage dans les institutions et un porte-parole de ces MeM auprès des pouvoirs publics. Pour cela, la CGEM met à leur service son engagement mais également sa représentativité institutionnelle et sa légitimité en tant que partenaire officiel du gouvernement. «Nous leur apportons aussi notre connaissance de la réalité de l’entreprise et de l’administration à travers l’expertise que nous avons développée tout au long des 70 ans de la CGEM avec un réseau de plus de 90.000 femmes et hommes chefs d’entreprises», enchaîne Mme Bensalah.

Les dessous de l’offre de la CGEM

A travers la 13ème CGEM région, la Confédération veut mettre à la disposition des MeM une plate-forme leur permettant de constituer un réseau et bâtir des échanges avec les entrepreneurs vivant au Maroc, inciter les investisseurs marocains vivant à l’étranger à s’implanter sur le marché national et offrir un service d’intermédiation pour faciliter la rencontre avec les décideurs économiques marocains que ce soit en matière économique, administrative ou judiciaire. La CGEM veut également faciliter le développement des exportations marocaines sur les marchés étrangers, mettre à profit son réseau en matière de diplomatie économique mais aussi contribuer au développement du Maroc en valorisant l’image du Royaume à l’international. «En organisant le Moroccan Business Bridge, la CGEM et le ministère voudraient répondre à une exigence constitutionnelle», précise la présidente. Elle qualifie également les MeM de capital humain, de réseau de compétences qui contribue à l’innovation, la création de valeur ajoutée et d’emploi tout en puisant dans le capital immatériel qui est leur marocanité. Elle les considère également en tant que chance, force et richesse pour le Maroc. «Vous contribuez à l’amélioration des équilibres macroéconomiques de notre pays. Aujourd’hui nous vous proposons d’aller plus loin. Nous voudrions que vous soyez des acteurs du changement, des acteurs de la croissance au Maroc», estime-t-elle. Des propos susceptibles d’inciter les MeM à s’engager dans ce changement et cet engagement exprimé par la présidente de la CGEM. Un engagement également réitéré par le ministre de la justice.

L’encouragement d’Aujjar

Le ministre de la justice, qui s’exprime au nom du chef de gouvernement, Saad Eddine El Othmani, abonde dans le même sens en s’adressant aux MeM présents à l’événement. «Venez nous aider à combattre la corruption, la bureaucratie et le sous-développement», indique Mohamed Aujjar. Il est, selon ses dires, vrai que l’environnement d’investissements est encore jalonné de problèmes «mais sans vous, nous ne parviendrons pas». «Il faut que votre implication devienne un moteur qui nous pousse à accélérer et redoubler d’efforts », enchaîne-t-il.
En tant que ministre de la justice, il rappelle l’existence de textes, d’appareils judiciaires et d’administrations censés protéger le climat d’investissement. Le tout en prenant appui dans l’intérêt accordé par SM le Roi à la communauté des MRE.

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