Les marchés font du surplace

L’exposé du Président de la Réserve Fédérale, Alan Greenspan sur l’état de l’économie américaine, au seuil espéré d’une reprise économique, sera au centre des préoccupations des marchés cette semaine, tandis qu’en Europe, l’indice Ifo du climat des affaires en Allemagne tiendra la vedette.
Les analystes s’attendent à ce que Greenspan communique ce mercredi sa préférence pour un biais neutre sur les taux d’intérêt au vu de l’amélioration des indicateurs économiques et de la modération de l’inflation qui plaident pour une reprise prochaine. « Il est clair que le discours de Greenspan sera très attendu cette semaine car la tonalité des indicateurs s’est améliorée depuis sa dernière allocution », note kelly Tonkin, économiste chez Lehman Brothers.
« Il parlera probablement à nouveau des timides signes de reprise, mais cela ne me surprendrait pas que la Fed envisage une évaluation plus neutre de la situation ».
Greenspan donnera le ton avant la prochaine réunion du Conseil de politique monétaire de la Fed (Fomc) le 19 mars. Les indicateurs attendus la semaine prochaine pourraient en outre fournir une confirmation de la réalité de la reprise. L’enquête d’activité dans l’industrie de l’Institute For Supply management sera tout particulièrement surveillée. L’indice Ism pourrait en effet franchir la barre psychologique des 50, qui indique que le secteur, représentant un sixième de l’activité économique américaine, croît à nouveau. « Greenspan essaiera probablement de minimiser les attentes en matière de taux telles qu’elles sont intégrées dans le marché obligataire », explique kevin Grice, économiste senior chez American Express Bank. « L’Ism devrait confirmer que la reprise est en cours ». Les statistiques américaines de la confiance du consommateur mardi et du produit intérieur brut jeudi seront également suivies.
Les économistes anticipent une croissance de 0,4% de la première économie mondiale au quatrième trimestre contre une hausse de 0,2% au troisième. En revanche, l’indice de confiance du consommateur pourrait être revenu à 97,1 en février contre 97,3 en janvier. La consommation représente environ les deux tiers du PIB américain.
Mais les marchés boursiers mondiaux perturbés par les craintes persistantes sur les méthodes comptables américaines, pourraient jeter une ombre sur l’embellie attendue du côté macroéconomique.
« L’évolution des marchés boursiers ne peut pas ne pas inquiéter. Pour le moment, les timides signes de reprise influencent probablement plus la Fed que les marchés financiers, mais la situation se détériore, il faudra les prendre en compte », souligne Tonkin, de Lehman Brother’s.
L’un des objectifs premiers de la Fed est de garantir la stabilité des marchés financiers.

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