Les marchés tiraillés entre espoir et pessimisme

La crainte d’un effondrement du géant automobile américain General Motors continuait à peser sur l’humeur des investisseurs, lesquels sont également inquiets pour la consommation aux états-Unis à l’approche des fêtes de fin d’année. La Bourse de Tokyo a terminé la séance sur une baisse de 1,29%. Egalement en clôture, Sydney a perdu 0,85%, la Nouvelle-Zélande 0,98%, Séoul 0,43% et Taipei 0,50%. A la mi-séance, Hong Kong chutait de 1,87%. Vers 06h10 GMT, Shanghai était pratiquement stable (-0,07%), Bombay perdait 0,97% et Singapour 0,76%. «L’économie mondiale continue de faiblir à cause des problèmes aux Etats-Unis», a commenté Hiroishi Nishi, courtier chez Nikko Cordial à Tokyo. Selon lui, les investisseurs «sont tiraillés entre le pessimisme et l’espoir de nouvelles mesures de relance» en Amérique du Nord et ailleurs dans le monde. A la Bourse de New York, l’indice Dow Jones a terminé mardi en baisse de 1,99%, réduisant ses pertes après l’annonce par Washington d’un plan destiné à aider les propriétaires immobiliers ayant du mal à rembourser leurs dettes. Ces mesures sont destinées à prévenir la saisie des logements par le biais d’une modification des termes des emprunts immobiliers. Ce dispositif pourrait concerner une grande partie des 7,3 millions de foyers qui risquent de faire défaut sur leur emprunt immobilier entre 2008 et 2010. En Allemagne, la banque immobilière Hypo Real Estate (HRE), en grosses difficultés depuis l’aggravation de la crise financière mi-septembre, a annoncé mercredi une perte nette de 3,1 milliards d’euros pour le troisième trimestre 2008, beaucoup plus lourde qu’attendue par les analystes. Après l’immobilier et les banques, le secteur automobile est désormais au centre de toutes les inquiétudes mondiales. Mardi à Wall Street, l’action General Motors a reculé de 13,10% à 2,92 dollars, au plus bas depuis 65 ans, après avoir déjà chuté de plus de 20% lundi. Les analystes de la Deutsche Bank ont même prévenu qu’elle pourrait bientôt ne plus rien valoir du tout. Selon le New York Times, le président élu Barack Obama a demandé à George W. Bush d’apporter une aide immédiate au secteur automobile américain, lors de leur premier entretien à la Maison- Blanche depuis l’élection.

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