Les Marocains font de moins en moins d’enfants

Les Marocains font de moins en moins d’enfants

La population marocaine n’a enregistré en 2008 qu’une augmentation de 39 personnes en une heure, contre 55 en 1998. Selon le Haut Commissariat au Plan (HCP), la croissance démographique au Maroc a diminué de 30% durant la décennie 1998-2008. Ce chiffre montre une tendance à la baisse notable du rythme de croissance de la population sur le plan national. Selon la nouvelle publication du HCP intitulée «Croissance et développement humain au Maroc, repères statistiques 1998-2008», le Maroc a enregistré durant cette période près de 3 millions de nouveaux citadins et cinq fois moins de ruraux. Ce dénombrement révèle que le Maroc a maintenu une croissance soutenue de la population urbaine. En revanche, la démographie rurale s’est stabilisée. Éditée à l’occasion de la célébration du 10ème anniversaire de l’intronisation de SM le Roi, la publication du Haut Commissariat au plan montre que la population marocaine accroissait de 350.000 par an.  Se projetant dans l’avenir, l’étude affirme que la croissance démographique se fixera à 300.000 par an. Ce ralentissement de croissance est justifié par une baisse accélérée de fécondité. Ainsi, le HCP a mis le point sur cette décroissance durant les 20 dernières années : «deux enfants en moins au niveau national, un enfant en moins en milieu urbain et trois enfants en moins dans le monde rural». Par ailleurs, l’amélioration des conditions de vie a pour beaucoup contribué à l’allongement de l’espérance de vie.
De ce fait, le Haut Commissariat au Plan souligne dans sa publication que «le Marocain né en 2008 aura une espérance de vie de sept ans de plus que son aîné de vingt ans». De même, l’étude prouve que la femme aura «deux ans et demi de plus que l’homme et le citadin sept ans et demi de plus que le rural». En conséquence : «la population marocaine connaîtra un vieillissement inévitable», selon la même source. En ce qui concerne la population active, cette tranche s’est accrue durant la décennie 1998-2008 de 10% sur le plan national. Soit une augmentation de 13% dans le milieu urbain et 6,8% dans les zone rurale. Se référant à l’étude, 100.000 nouveaux actifs arrivent chaque année sur le marché du travail dont deux tiers dans les villes. Cependant, une forte baisse de l’activité est concevable parmi les habitants de moins de 25 ans. Ceci est dû en partie au prolongement de la scolarité. Dans ce contexte, le taux d’activité a «en neuf ans baissé de 4 points au niveau national et de 9 points chez les 15-24 ans». Par rapport à la qualification de la population active, le HCP expose une progression du poids des diplômes : «de plus de 3 points pour le niveau moyen et de plus de 2 points pour le niveau supérieur». Toutefois, la part des actifs sans qualification reste prépondérante soit les 2/3 des actifs. Relativement à la stratification de l’emploi en fonction du statut professionnel, l’étude dénote une régression des formes, dites traditionnelles du travail. En neuf ans, le travail dans une structure familiale a perdu 6 points au moment où le salariat a progressé de 3. Quant à la répartition sectorielle,«Croissance et développement humain au Maroc, repères statistiques 1998-2008», indique que les secteurs des services et des Bâtiments et Travaux publics (BTP) ont créé, durant neuf ans, 8,5% plus d’emplois que l’agriculture dont la contribution  a régressé de 5,3 points.

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