Les offres du crédit immobilier

Tout a commencé avec la BCM. La BMCE, le Groupe Banques Populaires et, tout récemment, le Crédit du Maroc n’ont pas tardé à suivre. Des offres plus alléchantes les unes après les autres, des taux d’intérêt de plus en plus concurrentiels avec des options de choix. On l’aura compris, c’est bien du crédit immobilier qu’il s’agit. Miftah, avec un taux d’intérêt à partir de 6,25%, sur une durée allant jusqu’à 25ans, Immo Plus, avec des taux à partir de 5,95%, Douira, pour ceux dont le revenu mensuel ne dépasse pas 3600 DH, avec un taux de 5,75% et une durée de remboursement allant jusqu’à 25ans, Maskane, au taux avantageux à partir de 6%, un remboursement étalé sur 20 ans et la possibilité de 12 mois de différé. Les noms diffèrent, mais le dénominateur commun est bien là : offrir aux Marocains les moyens de financer leur logement. Un financement qui peut aller jusqu’à 100%, excepté pour la BCP, qui propose un crédit à hauteur de 90%. Que s’est donc passé ? Une bonne volonté politique, suivie de mesures concrètes des banques. La politique de logement et de lutte contre l’habitat insalubre, menée tambours battants par le gouvernement Jettou tente non seulement de stimuler l’offre mais aussi la demande. Une demande promue à la fois pas les offres bancaires précitées et par l’installation à venir de fonds de garantie. Des fonds qui seront de trois types différents. La première serait adressée aux fonctionnaires, la deuxième aux employés du secteur privé et la troisième pour la promotion du logement social. Le secteur de l’habitat a été identifié comme étant parmi les secteurs prioritaires du gouvernement. Dans une inteview accordée à ALM, le ministre délégué chargé du Logement et de l’Urbanisme, Taoufik Hjira, l’a bel et bien illustré. La rencontre tenue récemment entre Driss Jettou et les représentants de la wilaya du Grand Casablanca, en a même apporté la preuve. Insistant sur l’obligation d’éradiquer l’habitat insalubre dans la ville, ainsi que dans tout le territoire national, le Premier ministre n’a pas manqué de saluer les différentes initiatives prises par les banques marocaines. Les fonds de garantie en création seraient à cet égard les garants de ce « courage » et les accompagnateurs de cette démarche. Le but est d’immuniser le secteur bancaire contre tout risque d’insolvabilité. Tributaire de l’engagement de tous, la résorption du problème de l’habitat ne peut se faire que par une action commune. Le département de M. Hjira s’active à ce niveau, et entre autres chantiers, à mettre environ 100 hectares à la disposition du secteur privé avec des prix et des conditions préférentielles. Une question demeure cependant posée. Avec l’avènement sur le marché de ces nouveaux taux, est-il possible pour un client donné de racheter son précédent crédit bancaire ? Contacté par ALM, le service renseignement de la BCM affirme que c’est possible, mais pas au-dessous de 200.000 DH. Même si une réponse définitive n’est pas disponible, une chose demeure certaine : la nouvelle politique qui tire les taux vers le bas ne manquera pas d’ouvrir une brèche en la matière.

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