Les opérateurs s’organisent

Les opérateurs s’organisent

Le coût du transport est-il compétitif pour les exportations marocaines ? Entre les augmentations de fret, les hausses des frais de manutention et les procédures mises en place, les marchandises marocaines prennent beaucoup sur le prix de revient. A l’Association marocaine des exportateurs, on précise qu’en moyenne, entre 1 et 20% de cette donnée est greffée par le transport. Ces indications, fournies au terme d’une enquête interne menée auprès des membres de l’Asmex, seront présentées le 17 février prochain, à l’occasion de la Journée sur le partenariat entre transport et exportation. Le comité préparatoire, qui comprend des représentants de tous les intervenants dans la logistique des exportations, travaille sur des recommandations sur plusieurs axes. Outre l’élément coût, qui intègre d’autres données comme les procédures diverses et la mise à niveau de l’outil du transport, il sera aussi question du cadre général de l’opération du transport et notamment de l’aspect réglementaire, en pleine refonte, aussi bien pour le maritime, l’aérien que le terrestre. Parmi les intervenants attendus, le directeur général de la Comanav, Taoufiq Ibrahimi, qui traitera de la relation souvent conflictuelle entre l’exportation et le transport maritime, lequel assure 98% des échanges du Maroc avec l’Extérieur. Pour rappel, depuis le 17 avril 2003, dans le souci de réguler le maritime, le ministère a suspendu l’octroi de nouvelles autorisations pour l’exploitation des lignes maritimes régulières déjà desservies, ainsi que pour l’exercice de la profession d’agents maritimes et consignataires de navires. Cette disposition, contestée par certains armateurs en ce qui concerne les licences, fait-elle le jeu des exportateurs ? La direction de la Marine marchande suspend, pour le moment, ses réponses à une étude sectorielle très attendue. D’elle dépendra l’approche définitive à adopter. La grande nouveauté attendue cette année sera la scission de l’ODEP en société nationale d’exploitation portuaire et en agence de régulation portuaire. Cette réforme entraînera aussi, selon une source issue du ministère de l’Equipement, la cession de certains terminaux au privé et la mise à niveau de la réglementation du secteur portuaire. En définitive, la libre-concurrence s’installera aussi bien au niveau des ports qu’entre les ports eux-mêmes. Autre intervenant lui aussi attendu, Abdelali Berrada, directeur général de l’Association Marocaine du Textile et de l’Habillement. Sa présentation sera axée sur le thème d’un Transport performant pour une industrie Textile et habillement aujourd’hui engagée dans l’équation créativité-compétitivité. Concrètement, la journée, initiée par l’Association Marocaine des Exportateurs (ASMEX), sous l’égide du ministère de l’Equipement et du Transport, sera plutôt stratégique. Elle vise à amorcer une synergie entre les différents opérateurs avec le concours de l’Etat en tant qu’agence de régulation. Les principaux objectifs concernant la mise en place d’une stratégie de partenariat entre chargeurs et transporteurs pour favoriser le dialogue. L’événement, qui sera inauguré par Karim Ghellab, ministre de l’Equipement et clôturé par son homologue, Mustapha Mechahouri, du Commerce extérieur, regroupera les chargeurs, et les professionnels du transport et de la logistique. La journée sera aussi l’occasion de faire le recensement de toutes les difficultés rencontrées par les exportateurs dans le cadre des ateliers de travail ainsi que la suggestion de solutions pour résoudre les problèmes par type de transport. Plusieurs experts nationaux et étrangers interviendront lors de la plénière ainsi que dans les ateliers de travail consacrés aux modes de transport aérien, terrestre et maritime.

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