Les pays africains réclament plus de financement pour accéder à l’eau

Les pays africains réclament plus de financement pour accéder à l’eau

En marge de la conférence internationale consacrée à l’eau et au climat

La gestion des ressources en eau ne manque pas de défis. La ministre chargée de l’eau est consciente de ces challenges. «Il s’agit du développement des infrastructures, de l’amélioration de la santé et la sécurité alimentaire et du financement», précise Charafat Afilal, mardi à Rabat, lors de la table ronde ministérielle consacrée à «l’eau en Afrique : pour une justice climatique» et marquée par la participation d’une ribambelle de ministres chargés de l’eau et  de bailleurs de fonds.

Financement quand tu nous tiens !

Lors de cet événement, organisé en marge de la conférence internationale consacrée à l’eau et au climat, les différents ministres africains présents, ayant étalé les expériences de leurs pays, ont notamment mis l’accent sur la problématique du financement. «Il faut travailler ensemble pour aider les pays africains à accéder au financement», insiste, entre autres, le représentant du ministère burkinabé de l’eau et de l’assainissement. Son collègue représentant du ministère éthiopien chargé de l’eau, de l’irrigation et de l’électricité abonde dans le même sens. «Il nous faut clairement communiquer à l’égard de nos partenaires de développement», enchaîne-t-il. Ceci étant, les pays africains sont censés présenter des dossiers bancables pour accéder au financement. En attendant, ces Etats comptent énormément sur la COP22 pour régler la problématique de l’eau.

La COP22, bouée de sauvetage

«Que la COP22 puisse apporter des réponses concernant la gestion des ressources en eau», avance le représentant du ministère burundais de l’eau, de l’environnement, de l’aménagement du territoire et de l’urbanisme. En effet, il sera largement question lors de la COP22 à la veille de laquelle les Etats participants à cette conférence internationale consacrée à l’eau et au climat lancent un appel à la communauté internationale, à assurer la sécurité hydrique en Afrique.

L’appel «water for Africa»                              
«Nous lançons un appel à la communauté internationale pour œuvrer pour l’intégration des agendas de l’eau et du climat, pour des sociétés résilientes et des écosystèmes protégés, aussi bien pour répondre aux besoins de l’adaptation aux changements climatiques que pour atteindre les objectifs du développement durable en Afrique», avancent les pays subsahariens participant à ladite conférence internationale en appelant, entre autres, à créer un momentum politique et lancer un appel à l’action en faveur de l’eau, voire adopter un plan d’action prioritaire pour l’eau en Afrique. «Nous appelons à ouvrir davantage les fonds climat (fonds d’adaptation, fonds vert) à des projets au niveau du continent africain pour une meilleure gestion des ressources en eau et soutenir le développement des projets d’infrastructures, l’amélioration des connaissances de la ressource et des impacts du changement climatique, le renforcement des capacités, la gouvernance, le suivi et l’évaluation des politiques», enchaîne l’appel appelant également à mobiliser les financements nécessaires pour soutenir l’Afrique dans l’élaboration de contributions efficaces en matière d’adaptation, notamment dans le domaine de l’eau et mettre en œuvre les mesures envisagées dans le cadre de ces contributions.

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