Les pneus Amine reviennent en force

Les pneus Amine reviennent en force

ALM : Quand a commencé l’aventure des pneus Amine au Maroc ?
Khalid Moumni : Tout a commencé dans les années 1990-1991. Nous avions noué des relations commerciales avec la Société tunisienne des industries pneumatiques (la STIP) qui disposait de deux manifactures : l’usine STIP I, située dans la ville de M’saken et dont les produits de high -tech sont sous licence Pirelli. L’autre usine, située à Menzel Bourguiba, est spécialisée dans la fabrication des pneus agraires et de génie civil, en d’autres termes les pneus qui ne font pas de grande vitesse. Nos importations ont commencé timidement durant la période 1990-1991, deux ans pour nous familiariser avec la marque Amine. Et aussi pour voir l’évolution et les opportunités qui s’offrent par rapport au marché marocain, où l’on a compris très vite que l’on peut faire jeu égal avec les opérateurs sur place. Nous sommes passés à la vitesse supérieure à partir de la troisième et quatrième années.
Où en êtes-vous aujourd’hui ?
Nous disposons aujourd’hui d’un réseau de distribution d’environ 30 points de ventes portant la même enseigne dans tout le Royaume. Notre évolution, de nos débuts à ce jour, a été positive, bien que nous ayons traversé une période de perturbation en 1999, due à des problèmes de trésorerie. Après la restructuration de l’entreprise, achevée fin 2002 début 2003, nous pouvons dire maintenant que nous sommes numéro un au Maroc en termes d’unités pneus importés, devant les grandes marques. Les statistiques de l’Office des changes arrêtées en septembre 2003 prouvent que Amine est en première position des importateurs
Avez-vous d’autres activités à part le pneu ?
Nous nous développons dans tout ce qui est accessoires, batteries, amortisseurs, plaquettes de frein, service de vidange et commercialisation des produits d’entretien fabriqués par Maapchimie (Maroc automobile assistance pneumatique), une filiale de notre groupe.
Quelles sont les nouveautés de votre groupe pour 2004 ?
A la fin 2003, nous avons introduit pour la première fois au Maroc du matériel de gonflage à l’azote. Ce procédé, utilisé au début par les avions puis dans les circuits classiques de la Formule I, est répandu à grande échelle en Europe et en Amérique du Nord, ainsi qu’en Asie. Il s’agit d’un produit qui trouve naturellement sa place au Maroc.Le gonflage de pneu à 100% d’azote permet d’éviter l’échauffement. Dans l’air, il y a de l’eau. Avec le frottement, les risques d’éclatement se multiplient pour le pneu gonflé à l’air.
L’Azote permet de prolonger la vie des pneus de 10 à 20% et d’économiser le carburant entre 5 et 10%. Sur le plan environnemental, l’utilisation de ce produit réduit les émanations toxiques. En outre, nous comptons aussi propulser le dernier né de la fabrication des pneus high tech sans chambre à air (All Steel tibless) qui seront étendus au gros camions (22 pouces et demi) ainsi qu’aux autocars de transport public et voyageurs. Notre réseau est en train de grandir. Pour 2004, l’objectif c’est l’ouverture de quatre points de vente, notamment à Casablanca et à Rabat.
Pourquoi n’êtes-vous pas fournisseur de la Somaca ?
Nous avons toutes les possibilités techniques et concurrentielles pour être fournisseur de la Somaca. Mais cette dernière doit se plier aux exigences du taux d’intégration qui ne lui donne pas les coudées franches pour l’utilisation de produits non fabriqués au Maroc. Mais nous disposons de toute la gamme appropriée ( à quelques exceptions près) pour équiper le Maroc. Nous sommes omniprésents sur le marché de remplacement (tourisme, camions, camionnettes, agraires et génie civil). Nous livrons Auto- Hall, Daf et bientôt Mann inchantable, ainsi que d’autres premières montes que nous prospectons cette année. Les pneus Amine sont homologués et certifiés aux normes européennes et américaines.
Pourquoi tant d’investissements dans le sponsoring ?
Depuis 1992, nous associons notre image au sport, qui est très populaire au Maroc. Que cela soit avec le CODM football de Meknès, le handball, le tennis club et, par la suite, sur les différents stades de GNF1, nous essayons de cultiver le même esprit de partage et de performance commun au sport. C’est ce qui motive notre engagement dans le projet Maroc 2010. Nous croyons aussi au sport comme support à la communication.

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