Les pompistes menacent d’une nouvelle grève

Les pompistes menacent d’une nouvelle grève

Les pompistes haussent le ton. Une nouvelle grève sera observée dans les semaines à venir dans les stations-service. Cette fois-ci, il ne s’agira plus d’une grève de 24 heures comme celle observée le lundi 13 mars dernier. En effet, les pompistes brandissent sérieusement la menace d’une grève illimitée si le statu quo perdure. «Le Conseil d’administration de la Fédération nationale des commerçants de carburants (FNCC) se réunira ce jeudi 6 avril pour fixer exactement le début de ce nouveau mouvement de protestation», annonce Haj Benkhayi, premier vice-président de cette fédération. «Puisque le gouvernement campe sur ses positions, la grève sera reconduite, cette fois-ci, pour une durée de 48 heures, puis 72 heures avant d’entamer une grève illimitée», précise une source proche du dossier. La première grève des pompistes a été suivie par 98% des stations-service selon la FNCC. Ce débrayage a été mené en guise de protestation contre une décision du ministère des Finances et la Privatisation. En effet, la loi de Finances 2006 a instauré une TVA de 7% appliquée à la pompe, en amont, juste après le passage du véhicule. Le problème c’est que cette TVA est appliquée sur la marge bénéficiaire du détaillant. «Cette marge bénéficiaire, étroitement réglementée par l’Etat, est de 3% du prix de vente en gros», explique un pompiste. Et de s’interroger  : «comment donc peut-on payer une TVA de 7% alors que notre marge bénéficiaire est de 3%?!». Cette nouvelle grève risque encore une fois de pousser les consommateurs de prendre littéralement d’assaut les stations-service. Casablanca, qui compte à elle seule près de 700 stations-service, est l’une des villes qui risquent de voir quelques secteurs économiques paralysés à cause de cette grève. Le Conseil d’administration de la FNCC décidera donc, demain, la date du commencement de ce nouveau mouvement de protestation. Les pompistes lancent ainsi un ultimatum au gouvernement. Pour la loi de Finances déjà mise en œuvre, le gouvernement ne pourra pas faire marche arrière. Ils en sont conscients. C’est d’ailleurs pour cela que certains demandent aux décideurs de valoriser la marge bénéficiaire.

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