Les préalables de la libéralisation

Le discours sur libéralisation revient de plus en plus dans les discours des ministres en tête des départements clés. Après la dernière sortie du Secrétaire d’Etat chargé de la Poste et des Nouvelles Technologies, Nasr Hajji concernant l’ouverture du secteur de la Poste, à l’occasion de la signature du contre-programme entre l’Etat et Barid Al-Magrhib 2002-2004, c’est autour de Mustapha Mansouri, ministre du Commerce, de l’Industrie, de l’Energie et des Mines de faire le point sur la libéralisation du secteur de l’électricité. Il a saisi l’opportunité de la tenue du Conseil d’administration de l’ONE (Office National de l’Electricité) pour remettre ce chantier à l’ordre du jour. La sortie du ministre intervient au moment où des informations insistantes circulent et selon lesquelles, les plis des consultants concernant la libéralisation du secteur ont été déjà ouverts. Auprès du département de l’Energie, le silence est de mise.
En tous les cas, lors du conseil d’administration de l’ONE, M. Mansouri a souligné que la libéralisation progressive du secteur de l’électricité doit avant tout répondre aux intérêts des clients et utilisateurs de l’électricité, notamment les opérateurs économiques qui devront affronter l’échéance de l’entrée en vigueur des accords de libre-échange. Et d’ajouter que « la restructuration du secteur devra conduire à l’émergence de grands acteurs nationaux dans le domaine de l’énergie capable de représenter et de défendre les intérêts du pays dans ce secteur stratégique ».
En attendant, selon un communiqué du département de l’Energie, le conseil d’administration de l’Office a approuvé les résultats de l’exercice 2001. Les membres du Conseil adopté plusieurs résolutions relatives au développement de l’investissement, notamment la quatrième tranche du Perg (Programme d’électrification rural généralisé) et la réalisation d’un second cycle combiné dans la région du Nord. Notons qu’au titre de l’exercice 2001, les comptes de l’ONE ont été impactés par les baisses des tarifs appliquées entre 1998 et 2000 au profit aux opérateurs économiques. Ces baisses, rappelons le, ont atteint 20% pour la clientèle moyenne tension et 9% pour la clientèle haute tension. A cela il faut ajouter, les 8% de réductio accordée suite à la réduction par les pouvoirs publics de la tic sur les combustibles. En 2001, l’ONE a investi 2,3 milliards de DH, sans compter les 4,3 milliards engagés dans le cadre de la production concessionnelle avec l’entrée en service de la quatrième tranche de Jorf Lasfar.

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