Les priorités du Conseil supérieur de l’halieutique

Les ateliers organisés en marge du Conseil supérieur pour la sauvegarde et l’exploitation du patrimoine halieutique se traduiront par des recommandations qui seront adoptées par le Conseil lors de la séance de clôture.
Le premier atelier axé sur l’aménagement et la gestion responsable des ressources halieutiques vise à présenter d’une manière exhaustive et globale de l’ensemble des aspects liés à l’aménagement des pêcheries et les conditions d’une exploitation durable et rentable qui demeure un objectif à atteindre pour l’ensemble des gestionnaires e pêche. En outre, dans l’optique de sensibiliser l’ensemble des opérateurs du secteur à l’importance de l’adoption d’un nouveau mod de gouvernance et de gestion des pêcheries, les intervenants ont présenté les différentes mesures techniques d’aménagement préconisées pour contrôler le taux d’exploitation, notamment celles portant sur la ressource, les capacités de pêche et les limitations de l’accès ces ressources.
Le deuxième atelier, qui traite de la protection de l’écosystème marin et de l’aménagement du littoral, s’est articulé autour de la mise en place d’une stratégie de surveillance en permanence de la qualité et la salubrité du milieu marin marocain et de lutte contre les pollutions marines à travers l’évaluation sur les plans chimique, microbiologique et toxicologique. Les intervenants ont évoqué dans ce sens l’approche à suivre pour préserver les écosystèmes marins. Ce concept considère que les ressources ne constituent pas des unités biologiques ou des stocks isolés à étudier séparément, mais qu’elles appartiennent à des écosystèmes bien déterminés.
L’étude et le suivi de ces ressources devraient prendre en compte l’ensemble ddes composantes des écosystèmes desquelles ils font partie, ont-ils souligné. Le conseil a consacré à la valorisation et à la consommation des produits de la mer le troisième atelier de travail qui s’est penché sur les problématiques posées en la matière.
Selon les intervenants, l’un des aspects saillants de cette problématique réside dans le fait que l’importante progression des débarquements des produits de la pêche, passant de 765.000 tonnes en 2000 à 978.000 tonnes en 2001, n’a pas entraîné d’augmentation sensible de la consommation intérieure qui a stagné autour de 8 à 9 kg/ habitant/an. Ce faible taux s’explique, ont-ils dit, par le fait que plus de 50% des captures de la pêche côtière nationale sont encore destinés à l’industrie de farine et huile de poisson, au détriment d’orientations plus valorisantes à savoir les industries de la conserve.

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