Les priorités du nouveau bureau de l’ordre

L’Ordre des Experts-Comptables revient à la charge. Après la démission collective en juillet 2000 de l’ancien bureau du Conseil national, l’activité du Conseil a été gelée. Il fallait attendre l’élection du nouveau bureau en mars 2002 pour que les choses soient reprises en main. Au cours d’une conférence de presse organisée avant-hier, les membres du nouveau bureau ont passé en revue les grandes lignes de leur plan d’action.
«Depuis l’élection du nouveau bureau, nous n’avons pas chômé», précise d’emblée Tijani Zahiri, président du bureau. Et d’ajouter que l’objectif aujourd’hui est de mettre fin à la polémique et d’instaurer un nouveau climat de sérénité dans les relations de l’Ordre aussi bien avec les pouvoirs publics que les décideurs. «A cet effet, nous avons entamé des contacts permanents avec l’ensemble de nos partenaires», affirme M. Zahiri.
Parmi les actions entreprises jusque-là par le nouveau bureau, on peut citer la mise en place de nouvelles instances. L’objectif étant d’assurer un rendement optimal à travers une répartition des tâches. De nouvelles commissions ont été créées (technique, réflexion…). Le Conseil a finalisé le code des devoirs professionnels. Celui-ci sera soumis incessamment aux pouvoirs publics.
La présentation du plan d’action n’est pas le seul motif de la sortie publique du nouveau bureau national du Conseil de l’Ordre des Experts-Comptables. Ce dernier a remis au-devant de la scène la nécessité de renforcer la crédibilité de cette profession. D’autant plus que le domaine de la finance au niveau international a été ébranlé dernièrement par des scandales dont l’implication d’un cabinet d’audit est manifeste. Conscient des risques qui pèsent sur la crédibilité de la profession, le bureau a concocté des nouvelles normes «révolutionnaires». «Notre ambition est de consolider l’indépendance de l’expert-comptable. Le référentiel actuel n’est plus de mise.
D’où la nécessité d’entamer une rupture en la matière», souligne M. Zahiri. «En d’autres termes, les règles d’indépendance doivent être codifiées. Le contrôle s’impose donc de lui-même. Des sanctions sont prévues en cas d’infraction», ajoute-t-il. Le nouveau bureau a également mis en place un barème des honoraires en fonction des prestations effectuées par les experts-comptables. Ce barème doit être dévoilé dans les plus brefs délais, souligne-t-on auprès du Bureau.
Selon la loi en vigueur, l’expert-comptable est seul habilité à attester de la régularité et de la sincérité des bilans, des comptes de résultats et des états comptables et financiers. Il exerce également la mission de commissaire aux comptes. Notons que le monopole réservé à l’expert-comptable en matière de commissariat aux comptes est entré en vigueur le 3 février 1996, date à partir de laquelle tout rapport de commissariat aux comptes ne peut être signé que par un membre de l’Ordre. L’expert-comptable peut également exercer des missions d’audit contractuel, financier et comptable. Il s’agit des missions demandées généralement par les actionnaires, les dirigeants ou par des tiers et dont les objectifs peuvent différer de ceux de la mission de contrôle légal.
Concernant le conseil, il s’agit d’un domaine privilégie de l’expert-comptable. Il peut ainsi intervenir en matière de conseil juridique et fiscal, le conseil financier et comptable ainsi que le conseil en organisation et en gestion de manière générale.

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