Les professionnels proposent de nouveaux amendements

Les professionnels proposent de nouveaux amendements

Après plusieurs mois de retard, le contrat-programme de logistique a été finalement présenté à la commission  logistique de la Confédération marocaine des entreprises du Maroc (CGEM). «Suite à un forcing de notre part, nous avons pu acquérir en septembre dernier l’étude concernant le contrat-programme de logistique. Ledit contrat devrait être signé dans les trois semaines à venir. Le temps presse et nous sommes obligés de saisir ce délai pour revoir quelques points du contrat afin de les adapter aux besoins des opérateurs», a annoncé Mohamed Talal, président de la commission logistique de la CGEM, lors d’une réunion plénière tenue, mardi 2 mars 2010, à Casablanca. Ainsi, la commission logistique de la CGEM déclare entamer son dernier round de négociation avec l’Etat. De ce fait, quatre amendements sont mis en relief par les entreprises marocaines. «Les axes de discussions concerneront, en l’occurrence, la logistique urbaine ainsi que l’instauration de fonds d’aide à l’émergence des opérateurs», souligne le président de la commission. Selon M. Talal, il est nécessaire d’élaborer une étude détaillée de la logistique urbaine. «Le contrat-programme  interdit  la circulation du poids lourd en ville. Cependant, la majorité des entreprises sont situées dans les grandes artères des cités. Nous exigeons un examen de cas par cas qui aboutira à la relocalisation de ces entreprises au sein des zones industrielles», explique Mohamed Talal. Par ailleurs, le président de la commission logistique de la CGEM soutient qu’aucune mesure concrète n’a été prise en compte par le contrat-programme afin de promouvoir l’émergence des opérateurs nationaux. Pour assurer plus de chance et de compétitivité, la commission logistique de la CGEM appelle à la mise en place de fonds d’aide dédiés à l’émergence des opérateurs sur le plan national. De même, le patronat marocain exige l’ouverture de foncier à la fois aux instances publiques et privées, et ce pour assurer une large concurrence. «Le contrat n’a pas prévu de fonciers au secteur privé. En dehors de la zone de Zenata, ces opérateurs n’ont aucun accès  aux biens-fonds. Nous sollicitons l’Etat pour trouver une formule  basée éventuellement sur le système de quota pour faire bénéficier tous les opérateurs ciblés par le contrat-programme», étale M. Talal. Parmi les recommandations de la commission de logistique de la CGEM figure la révision des clauses consacrées aux Groupements d’intérêt économique (GIE). Selon le président de la commission, «ces opérateurs puissants présenteraient un risque potentiel sur le processus de concurrence envisagé». En passant en revue le contrat-programme, le président de la commission logistique à la CGEM l’a identifié «en tant que solution multimodale dont la mise en place palliera à un manque de plates-formes logistiques souvent souligné par le Maroc». Toutefois, M. Talal interpelle les responsables à la nécessité de retarder l’approbation du premier contrat d’application, concernant la zone multiflux de Zenata, prévue le même jour de la signature du contrat-programme. Le président affirme «qu’ il serait prématuré d’adjuger ce contrat au moment où tous les contrats d’applications nécessitent une étude minutieuse et un travail de fond avant toute entrée en vigueur».

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