Les PVD réclament une autre approche

Le constat émis par Fathallah Oualalou, ministre de l’Economie et des Finances, dimanche dernier à Washington, lors de la 65 ème réunion du comité du développement, qui s’est tenue dans le cadre des rencontres du printemps de la Banque Mondiale (BM) et du Fonds Monétaire International (FMI) est catégorique.
Les pays en développement ne connaissent pas « de nette amélioration notamment du fait de la poursuite de la tendance à la baisse des flux de ressources », a indiqué l’argentier du Royaume. En effet, si la reprise de l’économie américaine s’est réalisée en dépit des événements du 11 septembre, les pays africains notamment n’ont pas bénéficié des « ondes » positives de la relance. Ces dernières se devaient d’entraîner dans leur sillage « un renforcement de l’aide publique au développement », a-t-il souligné.
Les conclusions de la dernière conférence sur le financement au développement au Mexique, avaient souligné l’urgence d’une effective infections de fonds en Afrique. L’élaboration de programmes d’actions, par les pays en développement, en l’occurrence africains, à la clôture de la manifestation de Monterrey faisait partie des résolutions.
L’argumentaire de M. Oualalou est des plus clairs. Il a considéré que : « le renforcement de l’aide publique au développement devrait s’accompagner par un accroissement de flux d’investissements directs étrangers et l’ouverture des marchés des pays développés aux exportations des pays en développement par la levée des barrières tarifaires et l’élimination des subventions, notamment des produits agricoles. » Le rôle des institutions financières internationales, Banque Mondiale et FMI, a été souligné. Les « directives » qu’elles assignent aux Etats, en matière de réformes institutionnelles, économiques et sociales, ont été dans leur grande majorité réalisées. En revanche, il reste à améliorer les « mécanismes d’acheminement de cette aide au financement des objectifs du développement ». Par ailleurs, en matière d’allègement de la dette extérieure des pays démunis, M. Oualalou a signalé que cette démarche a permis à 26 pays sur 40 à amorcer un certain assainissement.
L’assainissement est également de rigueur, lorsqu’il a été question de blanchiment de capitaux, sur la base des recommandations du comité financier et monétaire international, le mois de novembre dernier. Sur ce même registre, la question du financement du terrorisme est d’actualité. L’argentier du Maroc, a insisté sur l’importance de la différenciation entre « le terrorisme et la lutte des peuples opprimés pour le rétablissement de leurs droits et principalement ceux du peuple palestinien à jouir de son indépendance au sein d’un Etat souverain avec pour capitale Al Qods Acharif ».

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