Les ratés de la CCG

L’avis d’appel d’offres lancé par la Caisse Centrale de Garantie (CCG), pour la cession de la totalité des actions de la Société de Navigation, d’Armement et de Pêche, par abréviation SONARP, est intéressant à plus d’un titre. D’abord, par les arguments financiers affichés par la société dont le capital est de 140 millions de DH. Le nombre de ses filiales, également concernées par la cession est de trois. Il s’agit de la société dite «Les Grands Entrepôts Frigorifiques du Souss (GEFS), la société «Les Consignataires réunies» (SCORE) et la société Réparation Marine (REP-Marine). Ensuite, une telle société ne peut être cédée que suite à un long travail alliant qualité, préparation et restructuration. Mais, le constat est bien triste. La CCG a, encore une fois, raté une occasion rêvée de communiquer sur le travail de qualité qu’elle a mené. Contactée par ALM, «Ce sont des choses internes. Les aspects techniques ne peuvent être livrés» nous a-t-on répondu à la Caisse. Bien dommage, c’est une occasion qui risque de ne plus se présenter afin de dissiper l’épais brouillard qui a marqué la gestion des dossiers de pêche en général! Par contre, à la Direction des établissements Publics et des Participations (DEPP), membre de la commission statuant sur le devenir de la Sonarp, il est stipulé qu’un travail non négligeable visant la restructuration de la société a été mené. La situation actuelle est jugée saine. Une banque d’affaires a même été sollicitée pour mener à bien le travail devant accompagner l’opération de cession. D’ailleurs, cette cession entre dans le cadre de la réalisation de garanties concédées par la Caisse pour le compte de la société… Encore un raté en matière de communication sur le recouvrement en cours! Il est par contre aussi urgent de restructurer le mode de fonctionnement global de la CCG. L’analyse effectuée par la DEPG montre que le dispositif mis en place pour appuyer le financement de la PME a été peu performant sur la période 1996-2002. En effet, cette période a été caractérisée par «l’insuffisante mobilisation des garanties de la CCG en faveur des PME. Les unités bénéficiaires ont représenté, entre 1998 et 2001, seulement 6,6 % des PME nationales contre 30 % des grandes entreprises desservies», estime la DEPG. Dans un contexte de concurrence accrue et en vue de promouvoir la PME, composante principale du tissu économique national, l’amélioration du financement de la petite et moyenne entreprise s’impose. Dans le cas précis de la CCG, même si la technicité y est assurément, il faut encore que le nécessaire travail de communication suive. Renseigner sur les réalisations est aussi important. A moins que la restructuration, notamment souhaitée par Abderrasak El Mossadeq, visant la fusion de la CCG et Dar Damane n’apporte la réponse!

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