Les rentes indues au coeur des troisièmes Assises de la concurrence

Les rentes indues au coeur des troisièmes Assises de la concurrence

«Plaidoyer dans la politique de la concurrence et la lutte contre les rentes», tel est la problématique initiale des Assises de la concurrence qui auront lieu du 14 au 17 décembre prochain à Tanger. Le choix du thème s’inscrit dans la continuité des efforts consentis par Le Conseil de la concurrence afin de lutter contre toutes formes de rentes injustifiées. Le but étant de défendre le consommateur et renforcer l’efficience et la compétitivité du tissu économique. «C’est cette question de la rente et l’action par plaidoyer, complément fort des luttes classiques anti-concurrentielles qui constituent l’objet essentiel des Assises de Tanger», souligne le département de Abdelali Benamour dans son communiqué. En effet, les Assises de la concurrence se veulent une occasion pour le secteur entrepreneurial public et privée de débattre les enjeux d’une économie compétitive et rationnelle. Dans l’absence de sanctions appropriées, l’idée du plaidoyer vient mettre en exergue certaines pratiques entrepreneuriales anticoncurrentielles.
Selon les initiateurs de l’événement, le plaidoyer vise, entre autres, à inciter les pouvoirs publics à mener des politiques favorables à la concurrence en dehors de toute émergence d’aides indues.
Cinq sessions seront tenues, dans ce sens, pour rapporter plus de clarification et ce dans une ambiance d’échange entre des experts locaux et internationaux. La première rencontre, prévue dans ce sens, aura pour finalité de mettre en évidence le problème de distinction entre rente justifiée et rente indue. Une confusion qui a longuement engendrée des effets anticoncurrentielles et non protecteurs du consommateur. Par ailleurs, les sessions restantes s’attarderont principalement sur le plaidoyer, l’émergence des rentes indues par le comportement de l’État et la régulation concurrentielle face à la rente sociale. «Certaines aides sociales peuvent prendre la forme, par leur nature et leur durée, d’un assistanat non conditionnel pouvant générer aussi bien la non participation à l’effort d’une frange de la population, que l’inefficience de l’économie due à des charges publiques intolérables», relève-t-on de même source. Ainsi, le débat sera vif à Tanger et pourrait converger vers des recommandations, qui, selon les initiateurs de l’événement, aboutiront à une régulation de l’ espace économique concurrentielle.

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