Les réserves mondiales du pétrole menacées d’épuisement

Des experts de la compagnie pétrolière britannique,  British Petrolium (BP), ont mis en garde que les réserves pétrolières mondiales commenceront à s’épuiser dans les quatre années qui viennent. Dans sa revue statistique annuelle de l’énergie mondiale, la BP souligne que «la fin du pétrole s’approche de plus en plus», relevant que ni les  gouvernements ni les compagnies pétrolières ne seront prêts à admettre une  telle éventualité. L’étude, dont les résultats ont été publiés jeudi par la presse britannique,  note, par contre, que la planète dispose de réserves prouvées capables de  subvenir aux besoins de l’humanité en produits pétroliers pendant 40 ans au  rythme actuel de la consommation.
La production globale du pétrole devra atteindre son maximum dans les quatre ans qui viennent avant d’entamer une phase de déclin qui aura d’immenses conséquences sur l’économie mondiale et sur le mode de vie.
Revenant sur les causes de l’épuisement de cette ressource vitale, l’étude  cite évidemment les changements climatiques et la hausse de la consommation,  renforcés par l’émergence de nouvelles puissances économiques comme la Chine et l’Inde. Des analystes, plus optimistes, indiquent que la théorie de l’épuisement des ressources pétrolières n’est pas bien fondée, relevant que de nouveaux  gisements ne manqueront pas d’être découverts dans plusieurs régions de la  planète. Ces analystes affirment ne pas avoir remarqué un grand déséquilibre ces  dernières années entre l’offre et la demande, qui pourrait donner un signal sur l’approche de la fin de l’ère pétrolière. Corroborant leur argument, ces analystes affirment que si la consommation  commence à dépasser la production même par un degré très minime, les prix du  pétrole se situeront au-dessus de la barre des 100 dollars le baril, ce qui ne  manquera pas d’entraîner une récession économique globale. Dans son analyse, la BP relève que la demande mondiale en produits pétroliers a enregistré durant les cinq dernières années une augmentation plus  forte que celle de la deuxième moitié des années 90.
Actuellement, le monde consomme une moyenne de 85 millions de barils par jour, qui devra passer à 113 millions de barils par jour à l’horizon 2030. L’étude relève, par ailleurs, que l’accès aux gisements pétroliers devient de plus en plus difficile en raison des coûts élevés de prospection et de  production et d’un contrôle accru des Etats sur l’exploitation de leurs ressources.

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