Les résultats 2009 des sociétés du CAC 40 attendus en net repli

Les résultats 2009 des sociétés du CAC 40 attendus en net repli

Les professionnels interrogés estiment aussi que dans ce contexte, une révision des consensus est inéluctable et que les entreprises ne pourront maintenir cette année leurs dividendes en l’état. «On va avoir une baisse des résultats du CAC 40 en 2009. D’après le consensus, on serait environ sur un recul de 16-17% du BPA synthétique par rapport à 2008, moi je pense qu’on va pratiquement être au double», estime Jean-François Virolle, directeur général de la société de Bourse Global Equities. «Nous sommes plutôt sur une baisse de 30% par rapport à 2008. Cela traduit une aggravation, avec très très peu de visibilité sur 2010», ajoute-t-il. «Sur les actions, le cycle des bénéfices est à mi-chemin par rapport au pic des profits de 2007», a précisé de son côté Patrick de Fraguier, responsable de la stratégie de Crédit Agricole Asset Management. Après l’éclatement de la bulle internet en 2000, ou lors de la récession du début des années 90, la chute des profits par rapport au pic avait été de l’ordre de 40%, le point bas n’étant touché qu’après un délai de deux ans et demi. Le CAC 40 est retombé jeudi dernier sous la barre des 2.600 points et a retrouvé ses plus bas de six ans. Depuis le début de l’année, l’indice des principales valeurs de la Bourse de Paris a perdu environ 17%, après avoir chuté de près de 43% sur l’ensemble de 2008. Sur l’ensemble de 2008, l’indice MSCI global des marchés actions a chuté quant à lui de 43,5%. Henderson Global Investors s’attend à ce que le mouvement de vente continue après les nouveaux plus bas du cycle touchés la semaine passée par les marchés actions mondiaux. L’un des indicateurs d’Henderson laisse augurer une nouvelle chute moyenne de 35% des résultats d’entreprises dans le monde en 2009 par rapport aux niveaux actuels. Avec cette baisse, les valorisations traduiraient des PER de 15, un ratio jugé élevé dans l’environnement actuel. L’aversion au risque profitera à certains secteurs défensifs, comme la distribution, mais les stratégies classiques deviennent plus hasardeuses.

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